Fromanger Dessinateur
Après la présentation, au cabinet d’Art Graphique, de dessins de Le Corbusier, c’est une autre personnalité généreuse et engagée, dont les œuvres figurent dans les plus prestigieuses collections et manifestations internationales, Gérard Fromanger, qui dévoile ici un aperçu de sa production sur plus de trois décennies, avec parfois, des créations montrées pour la première fois.
Comme, récemment encore, Claude Rutault et François Morellet, Gérard Fromanger nous donne à découvrir et mieux comprendre les facettes d’un talent qui en fait une figure majeure des arts plastiques, illustrant ses interrogations métaphysiques et existentielles à propos de notre société.
Il était donc judicieux de montrer la vision et l’interprétation que Gérard Fromanger ferait, trente-cinq ans plus tard, avec sa réalisation des décors du Ballet Hymnen, de cette exceptionnelle partition musicale écrite par le compositeur allemand Stockhausen, à l’occasion de la nouvelle version qu’en donne le centre Chorégraphique National – Ballet de Lorraine.
Favorisant ainsi le dialogue entre les arts, le croisement des disciplines et la conjugaison des sensibilités, une telle collaboration entre Gérard Fromanger et le milieu de la danse nancéien permet aussi de rapprocher une nouvelle fois, à travers ce regard croisé autour d’un projet partagé de grande qualité, les deux institutions du CCN – Ballet de Lorraine et le musée des Beaux-Arts de Nancy.
Gérard Fromanger

Prométhée- filou
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- Message n°1
Gérard Fromanger

Prométhée- filou
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Re: Gérard Fromanger
Sommaire
Nus
Treichville / Bastille / Treichville
Rizhomes – Pastels-café
Portraits
Ballet Hymnen (1970)
Le dessin à courant continu
Claire Stoullig
Nus
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Rizhomes – Pastels-café
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Ballet Hymnen (1970)
Le dessin à courant continu
Claire Stoullig

Prométhée- filou
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- Message n°3
Re: Gérard Fromanger
Jean-Luc Godard m’avait demandé de lui apprendre à dessiner. On était amis.
-J’ai besoin d’apprendre à dessiner pour mes scénarios (Story board).
-Il te faut deux chaises. Une où tu t’assieds, une où tu mets ton carton.
Tout de suite, il était allé acheter le matériel . Une heure après, il était là avec son carton, ses pinces, ses feuilles, ses craies Comté, etc.
-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
-Tu regardes.
-Il n’y a rien à voir.
-Tout commence là. Regarde. Là, il y a un rideau, une ombre, une autre ombre plus légère, les couleurs du mur, un portemanteau, une affiche d’Arafat, une autre affiche . C’est là, tu n’as qu’à regarder. Comment fais-tu tes films ?
Le dessin, ce n’est pas recopier le réel, c’est devenir intelligent. Donc, c’est une invention complète. Du rien, tu fais quelque chose. Tu associes, tu sépares avec ce que tu veux. De toute façon, c’est une abstraction totale. Il n’y a pas de trait dans la nature.
G.F.,Paris, 1968-1970.
-J’ai besoin d’apprendre à dessiner pour mes scénarios (Story board).
-Il te faut deux chaises. Une où tu t’assieds, une où tu mets ton carton.
Tout de suite, il était allé acheter le matériel . Une heure après, il était là avec son carton, ses pinces, ses feuilles, ses craies Comté, etc.
-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
-Tu regardes.
-Il n’y a rien à voir.
-Tout commence là. Regarde. Là, il y a un rideau, une ombre, une autre ombre plus légère, les couleurs du mur, un portemanteau, une affiche d’Arafat, une autre affiche . C’est là, tu n’as qu’à regarder. Comment fais-tu tes films ?
Le dessin, ce n’est pas recopier le réel, c’est devenir intelligent. Donc, c’est une invention complète. Du rien, tu fais quelque chose. Tu associes, tu sépares avec ce que tu veux. De toute façon, c’est une abstraction totale. Il n’y a pas de trait dans la nature.
G.F.,Paris, 1968-1970.

Prométhée- filou
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Re: Gérard Fromanger
Nus
1957-1962
Avoir 20 ans à Montparnasse, nus.
Entre 1957 et 1962, à part quelques escapades à l’école des Beaux-Arts à Saint-Germain-des-Prés, j’ai passé ma vie à Montparnasse. Le jour à l’Académie de la Grande Chaumière, le soir au Cours du soir de la Ville de Paris, et la nuit…
A la Grande Chaumière, je dessinais toujours debout face au modèle, mobile, devant et au-dessus d’un large cahier posé à plat sur un tabouret.
Je libérais le jour, dans un nombre incalculable de croquis, d’une, cinq, dix ou vingt minutes, ce que j’avais discipliné la veille au soir dans une étude de deux heures. Agile et rapide, j’étais dans la position de l’escrimeur, le fusain était mon fleuret. Une lumière au bon endroit, une ombre juste un espace bien vu, et la place était emportée.
Au cours du soir, la règle était sévère, silence et concentration et la méthode simple : observer longtemps, réfléchir, faire un choix et se lancer. Le dessin n’a absolument pas pour but de représenter de copier ou de suggérer. Le réel est une question, une inconnue, un problème à résoudre. La ligne est la trace d’une solution. On entend seulement les frottements de plumes, de craies, de fusains, de bambous, de mines de plomb sur les feuilles. L’œil tendu vers le modèle, la main souple, les rythmes et les volumes s’installent.
On travaillait le dessin comme on travaille le piano. On faisait du nu à la Grande Chaumière comme on improvise, on étudiait le modèle du soir comme on fait du déchiffrage.
G.F., Paris- Sienne, avril 2000.
1957-1962
Avoir 20 ans à Montparnasse, nus.
Entre 1957 et 1962, à part quelques escapades à l’école des Beaux-Arts à Saint-Germain-des-Prés, j’ai passé ma vie à Montparnasse. Le jour à l’Académie de la Grande Chaumière, le soir au Cours du soir de la Ville de Paris, et la nuit…
A la Grande Chaumière, je dessinais toujours debout face au modèle, mobile, devant et au-dessus d’un large cahier posé à plat sur un tabouret.
Je libérais le jour, dans un nombre incalculable de croquis, d’une, cinq, dix ou vingt minutes, ce que j’avais discipliné la veille au soir dans une étude de deux heures. Agile et rapide, j’étais dans la position de l’escrimeur, le fusain était mon fleuret. Une lumière au bon endroit, une ombre juste un espace bien vu, et la place était emportée.
Au cours du soir, la règle était sévère, silence et concentration et la méthode simple : observer longtemps, réfléchir, faire un choix et se lancer. Le dessin n’a absolument pas pour but de représenter de copier ou de suggérer. Le réel est une question, une inconnue, un problème à résoudre. La ligne est la trace d’une solution. On entend seulement les frottements de plumes, de craies, de fusains, de bambous, de mines de plomb sur les feuilles. L’œil tendu vers le modèle, la main souple, les rythmes et les volumes s’installent.
On travaillait le dessin comme on travaille le piano. On faisait du nu à la Grande Chaumière comme on improvise, on étudiait le modèle du soir comme on fait du déchiffrage.
G.F., Paris- Sienne, avril 2000.

Prométhée- filou
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Re: Gérard Fromanger
5 minutes
Trait pointe craie Comté pouce gomme
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm

Dernière édition par le Dim 4 Nov - 21:37, édité 2 fois
Trait pointe craie Comté pouce gomme
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm

Dernière édition par le Dim 4 Nov - 21:37, édité 2 fois

Prométhée- filou
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- Message n°6
Re: Gérard Fromanger
5 minutes
Surface craie Comté côté face
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm



Surface craie Comté côté face
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm




Prométhée- filou
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- Message n°7
Re: Gérard Fromanger
5 minutes
Trait pointe craie Comté
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm


Trait pointe craie Comté
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm



Prométhée- filou
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- Message n°8
Re: Gérard Fromanger
15 minutes
Trait pointe craie comté pouce gomme
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm

Trait pointe craie comté pouce gomme
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm


Prométhée- filou
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- Message n°9
Re: Gérard Fromanger
15 minutes
Surface craie Comté côté face
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm





Surface craie Comté côté face
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm






Prométhée- filou
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- Message n°10
Re: Gérard Fromanger
45 minutes
Trait pointe craie Comté
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm



Trait pointe craie Comté
Entre 46 x 57 et 53 x 68 cm




Prométhée- filou
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- Message n°11
Re: Gérard Fromanger
Treichville / Bastille / Treichville
1988
Pastels sur papier, 67 x 52 cm
Le dessin n’est pas ce que l’on voit
Mais ce qu’il fait voir aux autres.
Edgar Degas
1988
Pastels sur papier, 67 x 52 cm
Le dessin n’est pas ce que l’on voit
Mais ce qu’il fait voir aux autres.
Edgar Degas

Prométhée- filou
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Re: Gérard Fromanger


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Re: Gérard Fromanger


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Re: Gérard Fromanger


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Re: Gérard Fromanger






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