Gustave Courbet
Galeries nationales du Grand Palais 13.10.07 - 28.01.08
L’exposition
Avec 120 peintures, 60 photographies et une trentaine d’œuvres graphiques, cette rétrospective autour de l’œuvre de Gustave Courbet (1819-1877) est un événement ! Elle met en lumière la complexité d’une œuvre protéiforme et de ses rapports avec la représentation du réel et la tradition picturale.
L’exposition réévalue la place de l’artiste dans son époque, offre une analyse inédite de ses liens avec la photographie, donne les clefs de compréhension du discours réaliste des années 1848-1855 et de ses conséquences pour l’histoire de l’art. L’exposition souligne enfin l’influence décisive de l’œuvre de Courbet pour les tenants de la nouvelle peinture des années 1860 et pour les débuts de l’impressionnisme.
L’invention de Courbet Un ensemble important d’autoportraits de jeunesse, peints ou dessinés entre 1840 et 1855, témoigne de la vision « romantique » de l’artiste, qui se place au centre de son œuvre.
De l’intime à l’histoire Courbet, fidèle à ses racines, s’inspire de son terroir natal tout au long de sa vie et tout particulièrement pour ses premières grandes toiles. Celles-ci préfigurent ses manifestes artistiques, Un enterrement à Ornans et L’Atelier du peintre. Les Paysages occupent une place centrale dans l’art de Courbet : deux séries consacrées aux grottes et aux vagues sont rassemblées pour la première fois. Ce thème explore les liens avec la photographie contemporaine – avec Le Gray, Le Secq et Giroux notamment.
La tentation moderne Durant les années 1860, Courbet est au faîte de sa célébrité et devient une référence pour la génération des jeunes artistes de la nouvelle peinture et des débuts de l’impressionnisme. Leurs œuvres le stimulent en retour, notamment autour du portrait et du sujet moderne.
Le nu, la tradition transgressée Courbet peint ses premiers nus féminins vers 1840. La présentation des Baigneuses en 1853 affirme sa fidélité à la tradition et sa volonté d’un renouveau réaliste. Autour de L’Origine du Monde, fameux tableau peint en 1866, l’ensemble des grandes toiles consacrées à ce thème est exceptionnellement réuni.
Le peintre en chasseur mélancolique Le thème de la chasse occupe une place particulière, au regard de la peinture d’histoire. L’exposition présente un important ensemble autour des grands formats – L’Hallali du cerf (1866, musée des Beaux-Arts de Besançon), Le Combat de cerfs (1861, musée départemental Gustave Courbet, Ornans).
L’expérience de l’histoire : Courbet et la Commune Courbet entretient des liens complexes avec la politique. Il s’engage dans l’action à l’occasion du siège de Paris et de la Commune où il préside la Fédération des Artistes. Il paye cher cette implication, notamment la destruction de la colonne Vendôme. Emprisonné, malade, il s’exile en Suisse en 1873. Courbet est désormais un artiste « survivant ». Hormis dans l’Autoportrait à Sainte-Pélagie (1861, musée départemental Gustave Courbet, Ornans), le peintre ne traite pas directement ces événements. La série mélancolique de natures mortes, peintes entre 1871 et 1873, exprime tout son désarroi. L’exposition se conclut sur les trois tableaux consacrés aux Truites de la Loue, métaphores du douloureux destin de l’artiste.
Balthasar Burkhard, photographe suisse, a été invité à exposer, en regard de l’œuvre de Gustave Courbet, plusieurs épreuves de grandes dimensions. Ces œuvres sont présentées dans l’escalier monumental des Galeries nationales du Grand Palais.
Une exposition organisée par la Rmn et le musée d’Orsay avec The Metropolitan Museum of Art, New York, et la Communauté d’agglomération de Montpellier / musée Fabre. Avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller.
Commissaires Laurence des Cars, conservateur au musée d’Orsay
Dominique de Font-Réaulx, conservateur au musée d’Orsay
Gary Tinterow, Engelhard Curator in Charge, Department of the Nineteenth-century, Modern and Contemporary Art at The Metropolitan Museum of Art
Michel Hilaire, directeur du musée Fabre de Montpellier
L’exposition sera présentée au Metropolitan Museum of Art du 27 février 2008 au 18 mai 2008 et au musée Fabre du 13 juin 2008 au 28 septembre 2008.
Source: http://www.grandpalais.fr/