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Prométhée

filou



La Salute: scène de nuit avec des fusées - 1833
Aquarelle et gouache sur papier brun, 23.9 x 31.5 cm - British Museum, Londres

"Grand Format" La Salute: scène de nuit avec des fusées


Turner affectionne les effets de nuit. Il use ici de "réserves", non peintes: le papier brun n'est pas un élément de la composition. La gamme réduite des couleurs et la présence affichée du geste restitue à merveille la fugacité inhérente au sujet, la fusée zébrant le ciel.

Prométhée

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Jessica - 1830
Huile sur toile, 121 x 91 cm - H.M. Treasury and the National Trust, Petworth House

"Grand Format" Jessica"


Sujet exceptionnel dans l'art de Turner, visiblement inspiré ici par le désir de rivalisé avec Rembrandt, cette peinture était accompagnée d'une légende transposée du Marchand de Venise , de Shakespeare : "Shylock: Jessica, ferme la fenêtre."

Prométhée

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Venise, vue de Fusina - 1840
Aquarelle sur papier, 24.1 x 30.2 cm - British Museum, Londres

"Grand Format" Venise, vue de Fusina



Possible évocation d'un retour de Torcello vers Venise, cette aquarelle fut décrite par Ruskin: "Les nuages illustrent remarquablement un procédé cher à Turner et qui consiste le plus souvent à poser de riches couleurs sur un fond humide pour les laisser se fondre au fur et à mesure qu'elles sechent, quelques touches ayant été - dans le présent exemple - ajoutées ultérieurement sur la droite. Bien que l'embarcation du centre et l'air d'un simple gribouillage, le mouvement du gondolier penché en avant est parfaitement rendu."

Prométhée

filou



Venise: la Salute et la Dogana - 1840
Crayon, aquarelle, gouache et craie blanchesur papier gris, 18.8 x 27.9 cm - Tate Gallery, Londres

"Grand Format" Venise: la Salute et la Dogana



Exécutée sur un papier gris, cette aquarelle rehaussée de gouache et de craie blanche, traduit l'aspect parfois fantomatique de Venise baignée de brume, apparition entre eau et ciel, précisée ici et là au crayon.

Prométhée

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Venise, vue du porche de la Madonna della Salute - 1835
Huile sur toile, 91 x 122 cm - The Metropolitan Museum of Art, New York

"Grand Format" Venise, vue du porche de la Madonna della Salute



Cette vue de Venise, recomposée en atelier, à Londres, associe deux point de vue différents. En effet, si les édifices de gauche sont bien observés depuis la Salute, ceux de droite ont été dessinés quelques centaines de mètres plus loin. L'ensemble n'en livre pas moins une image saisissante du génie du lieu.

Dernière édition par le Mar 25 Juil - 1:40, édité 1 fois

Prométhée

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Le Palais des Doges, la Dogana et une partie de San Giorgio à Venise - 1841
Huile sur toile, 63 x 93 cm - Oberlin College, Allen Memorial Art Museum, Oberlin

Lorsque la toile fut exposé à la Royale Académy, en 1841, le critique de l'Athenaeum s'enthousiasma: " Il serait difficile de surpasser la clarté de l'atmosphère et de l'eau qu'offrent ces peintures de Venise - l'eau y captant tout reflet passager avec une transparence délicate inaccessible à un pinceau plus médiocre."

Prométhée

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Venise, le pont des Soupirs - 1840
Huile sur toile, 61 x 91.5 cm - Tate Gallery, Londres

"Grand Format" Venise, le pont des Soupirs




Le pont des Soupirs, clos, relie directement Le palais des Doges où se tenait le tribunal, à la prison, dont les baies sont protégées, comme les deux fenêtres du pont, par de solides barreaux. Turner baigne le tout dans la lumière dorée de l'été qui dissout le tragique, mais lorqu'il expose l'oeuvre à la Royal academy, il inscrit dans le catalogue ces deux vers empruntés à Lord Byron:
"J'étais sur un pont, flanqué d'un coté d'un palais
De l'autre d'une prison."

Prométhée

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Venise, la Piazzetta avec la cérémonie des épousailles du Doge et de la mer - 1835
Huile sur toile, 91.5 x 122 cm - Tate Gallery, Londres



Visiblement inachevé, ce tableau livre néanmoins l'essence du spectacle fastueux offert par la tradiotionelle cérémonie annuelle, abandonnée depuis 1797, des épousailles du Doge avec la mer. Embarqué sur le splendide Bucentaure, entouré des personalités de haut rang et d'une foule de navires divers, le chef élu par la république va jeter un anneau d'or dans l'Adriatique.

Prométhée

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Venise, soir, départ pour le bal - 1845
Huile sur toile, 61.5 x 92.5 cm - Tate Gallery, Londres

"Grand Format"Venise, soir, départ pour le bal



A propos des oeuvres tardive de Turner, et notamnent de ce Départ pour le Bal, Marcel Brion écrivait: "Tout devient couleur, lumière, et il semble même que la couleur ne soit plus qu'un attribut de la lumière, tant un rayonnement immatériel illumine ses toiles." Cette observation peut s'appliquer à toutes les dernières peintures de l'artiste.

Prométhée

filou

Au début de sa carrière, Turner manifeste une capacité remarquable dans le « fini ». Il sait imiter les moindres détails d’une scène observée. Cependant au fil des années, il développe une conception plus synthétique de son art. Le critique William Hazlitt fut l’un des premiers à stigmatiser cette tendance lorsqu’il déclara que ses paysages étaient « des images du néant (Pictures of Nothing), mais très ressemblantes. » Cette appréciation fut énoncé en 1816. Turner, loin de remédier au défaut pointé ici, s’employa à en aggraver les effets. Apprenant que James Lenox trouvait trop « indéfini » Staffia, la grotte de Fingall, de 1832, l’artiste rétorqua : « Dites-lui que l’indéfinissable est mon fort. » Et en effet, il supprime volontiers tout détails. Ses peintures tardives furent condamnés par la plupart de ses contemporains comme par ses premiers admirateurs, notamment par John Ruskin.
Les œuvres « inachevées » posent un problème plus général, présenté en ces termes par Charles Baudelaire, lorsqu’il prend la défense de Corot : « Braves gens !/ qui ignorent d’abord qu’une œuvre de génie / ou si l’on veut / une œuvre d’âme / où tout est bien vu, bien observé, bien compris, bien imaginé / est toujours très bien exécutée, quand elle est suffisamment. Ensuite / qu’il y a une grande différence entre un morceau fait et un morceau fini / qu’en général ce qui est fait n’est pas fini, et qu’une chose très fini peut n’être pas faite du tout. Que la valeur d’une touche spirituelle, importante et bien placée est énorme.. etc,etc. » (Salon de 1845). Les Pictures of Nothing fascineront les admirateurs des impressionnistes. Octave Mirbeau fait dire au peintre, héros de son roman Dans le ciel : « Je voudrais [..] te montrer tout ce qui germe en mon esprit … Tu ne connais pas cette toile, de Turner?… Au bas de la toile, des choses flottantes, rousses, dorées. On ne sait pas si c’est des arbres, des écharpes, des figures, des nuées !… Et puis, au-dessus, des blancheurs profondes, infinies, des tournoiements de lumière… Eh bien, voilà ce que je voudrais faire, comprends-tu ? Des toiles où il n’y a rien ! … Oui, mais est-ce possible ?.. »

Prométhée

filou



L'Ange debout dans le soleil - 1846
Huile sur toile, 78.5 x 78.5 cm - Tate Gallery, Londres

"Grand Format" L'Ange debout dans le soleil



Cette peinture, tourbillon de lumière, tient du sublime autant que du néant. Pour légender son tableau, dans le catalogue de l'exposition de la Royale Academy, Turner utilise un texte de l'Apocalypse : "Et je vis un ange debout dans le soleil, et il cria d'une voix forte, disant à tous les oiseaux qui volent au zénith: Venez, rassemblez-vous pour le repas, le grand repas de Dieu, pour manger chairs de rois, et chairs de capitaines et chairs de puissants, et chairs de chevaux et de ceux qui les montent, et chairs de tous hommes, libres et esclaves, et petits, et grands."
Cette citation était suivie de deux vers dus à un ami de Turner, Rogers :
" La marche du matin dardant
ses feux vers le soleil; Le festin
des vautours lorsque le jour
touche à son terme."

Shogun

tokugawa spirit

ça c'est vraimement une oeuvre qui me transporte enormement, prom, j'aime l'espris qu'il s'en degage, l'apeusenteur, et la serenité, une part de vehemence pourtant est perceptible ... tout simplement magnifique !

« J'ai connu toutes les formes de déchéance, y compris le succès. »

http:\\basicinstinct.forumactif.com

Prométhée

filou



Ombre et obscurité. Le soir du déluge - 1843
Huile sur toile, 78.5 x 78 cm - Tate Galley, Londres

"Grand format" Ombre et obscurité. Le soir du déluge



Lumière et couleur (la théorie de Goethe) - Le matin aprés le déluge - Moïse écrivant la Genèse - 1843
Huile sur toile, 78.5 x 78.5 cm - Tate Gallery, Londres

"Grand format" Lumière et couleur (la théorie de Goethe) - Le matin aprés le déluge - Moïse écrivant la Genèse


Comme La Paix et La Guerre, 1842 ces deux tableaux forment une paire dont l'oppositionse fonde sur "le traité des couleurs de Goethe", paru en 1810. Il s'agit de deux toiles spéculatives autant que narratives, même si Turner accompagna Ombre et obscurité .Le soir du déluge de ses propres vers:
"Le matin vainement annonça le malheur,
L'homme insouciant dormait; le déluge
approcha escorté de ténèbres,
Puis vint le dernier signe: on vit
flotter sur l'eau la carcasse géante
Les oiseaux éveillés quittèrent
leurs abris avec des cris perçants,
Les autres animaux gagnant
l'arche à grand peine."
Quant au second tableau, symétrique du précédent, il reçut pour légende ces explications, là encore versifiées par le peintre lui-même:
"Sur le mont Ararat, l'arche
se dressait ferme; le soleil revenu
faisait surgir de terre des bulles
de vapeur; montant vers la lumière,
Elles reflétaient en milliers
de prismes ses formes disparues
Héraut chacun de l'Espérance,
comme l'éphémère d'été
Qui naît un matin, se déploie,
voltige et meurt."

Prométhée

filou



1840 - Lever de soleil avec monstre marin
Huile sur toile, 91.5 x 122 cm - Tate Gallery, Londres

"Grand Format" Lever de soleil avec monstre marin


Lawrence Gowing commente ainsi cette vision du monstre surgi des flots, mais qui semble engendré par la substance picturale elle-même:
"Dans les peintures à l'huile, les touches parallèles qui forment les accents clairs d'une vague, d'un nuage ou de figures traversant la lagune, traduisent les phases d'un mouvement. Elle naissent parfois du glissement, de la pression du couteau. La vision fantastique s'épanche en flux horizontal; l'asymétrie du monstre marin se matérialise et se dissout dans le champ de la toile à mesure qu'on regarde."

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