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1 Re: Le cauchemar de Darwin le Dim 5 Mar - 17:39

Prométhée


filou
Le Monde, Samedi 4 Mars 2006 a écrit:
Contre-enquête sur un cauchemar


Avec son immense labyrinthe de tréteaux où sèchent, en plein vent, des rebuts de poissons grouillants de vermine, la scène est immédiatement reconnaissable. Les arêtes sont celles de carcasses de perches du Nil que manipulent des miséreux. Une fumée vient parfois obscurcir la vue. On reconnaît sans peine le site où Hubert Sauper, réalisateur du Cauchemar de Darwin, a tourné une scène de son film, l'une des plus poignantes, sur les conséquences de la pêche de la perche du Nil à Mwanza, village du lac Victoria, en Tanzanie. A l'écran, le visage d'une femme borgne témoignait de toute la misère des forçats du poisson, travaillant au séchage des carcasses, ces sous-produits d'une industrie de la pêche prélevant les filets pour l'exportation et abandonnant des rebuts ignobles à la population tanzanienne.


Les évidences visuelles sont parfois trompeuses. Des tonnes de "pankis", comme on nomme ces carcasses de perche, sont bien fabriquées sur les tréteaux du site de Nyamhongolo, à une dizaine de kilomètres de Mwanza, par des malheureux qui se souviennent du passage du "Blanc avec sa caméra" et le miment en train de les filmer. Seulement ces "pankis", contrairement à ce que suggère le film, ne sont pas destinés à la consommation humaine, mais à celle des poulets et des porcs. D'autres restes de poisson, un peu plus loin, sont bien destinés aux hommes. Ces morceaux plus que modestes, qui trouvent preneur dans toute la Tanzanie, sont quant à eux soigneusement lavés, puis fumés ou frits.

Ce qui sépare la réalité du film relève-t-il d'une erreur, d'une inexactitude ou d'une supercherie ? La question a de l'importance, alors que le film d'Hubert Sauper, après avoir rencontré un succès considérable auprès du public, remporté de nombreuses récompenses, est à présent en compétition pour les Oscars, dimanche 5 mars et, surtout, fait l'objet d'une polémique, après la publication d'un article de la revue Les Temps modernes (nos 635-636) signé François Garçon, contestant le sérieux des faits présentés.

Sur place, à Mwanza, que voit-on ? D'abord, force est de constater que les industriels qui achètent le poisson pour en conditionner et en exporter les filets ont jusqu'ici fonctionné en cartel, fixant les prix, faisant la loi. De plus, les pêcheries industrielles prélèvent, avec les filets, 30 % à 40 % en moyenne (65 % au maximum) du poids des poissons. Les "pankis", rebut des usines, ont pourtant créé une nouvelle activité.

Dure sans doute, ignoble vue à distance, mais bienvenue sur place. Un exemple. Un "moulin" comme celui de Faida Shija, à la sortie de Mwanza, fabrique, comme un certain nombre d'autres, 20 tonnes d'aliments pour animaux par semaine, vendus aux grands élevages industriels du Kenya voisin, à deux cents dollars la tonne. Une fortune en regard des 350 dollars du salaire annuel tanzanien moyen. La chair de la perche est salée pour les commerces locaux, la vessie du poisson est prélevée pour des usages médicinaux, sa graisse sert à fabriquer de l'huile, la peau est transformée en cuir... Il est impossible de dire combien de personnes bénéficient des mille métiers "informels" du poisson, qui échappent à toutes les statistiques et à toutes les analyses des spécialistes. Les plus optimistes estiment que le secteur de la pêche engendre un million d'emplois autour du lac. Les plus pessimistes affirment que les pêcheries industrielles, en cassant des systèmes traditionnels de commercialisation, produisent du chômage.

A la base de cette fourmilière, les pêcheurs sont-ils les grands perdants de l'exploitation de la perche du Nil, esclaves des pêcheries et du commerce international condamnés à pêcher et mourir dans les "colonies de travail" dénoncées par Le Cauchemar de Darwin ? Dans la région de Mwanza, dans le village d'Igombe, des pêcheurs accostent à côté de groupes qui halent d'immenses filets depuis la rive. Au total, 78 000 pêcheurs, selon les dernières estimations, traquent les poissons sur la partie tanzanienne du lac. Les prises sont payées 1,30 dollar (1,09 euro) le kilo. Au départ des usines, le prix de vente des filets est de 2,83 euros. La différence est de taille, mais au bout du mois, de nombreux pêcheurs gagnent, de l'avis général, plus d'argent qu'un fonctionnaire.

Le long des plages où abordent les pêcheurs, les exemples de réussite ne sont pas exceptionnels, comme en témoignent aussi les maisons en construction et la flotte de 350 embarcations du petit village d'Igombe. Malgré sa chemise déchirée, Mware Muhana "remercie" la perche du Nil pour ses bienfaits. "Grâce à ce poisson, j'ai deux maisons et mes enfants vont à l'école primaire. Si l'argent continue à arriver, ils iront à l'école secondaire." Quant à manger de la perche du Nil, comme tous ceux de la région, il fait la grimace. "Ici, on aime le saato (tilapia). Le sangala (perche du Nil), ça n'a pas de goût, c'est un poisson pour les Blancs."

Pour une réussite, combien d'échecs ? Attirant de plus en plus de bras et d'espoirs fous, le véritable cauchemar du lac Victoria sera-t-il celui de l'extinction de ses poissons ? Après le pic des années 1980, la taille des perches et le nombre de prises ont diminué, mais les pêcheurs des trois pays riverains du lac, Tanzanie, Kenya, et Ouganda, continuent de sortir 350 000 tonnes de perche par an avec des moyens traditionnels, un record mondial. Curieux succès pour un poisson de mauvais augure, carnassier introduit clandestinement dans les années 1950, contre l'avis des scientifiques, pour parer à la raréfaction, déjà, d'espèces locales. A sa décharge, la perche vivait dans le lac Kyoga voisin sans entraîner de catastrophe. Il a fallu vingt ans pour découvrir qu'elle était en train de dévorer une partie des nombreuses espèces du lac Victoria. Depuis, trois espèces, dont la perche, y prospèrent inexplicablement, tandis que près de deux cents autres ont disparu.

Le drame est peut-être imminent, mais dans l'intervalle, Mwanza profite du succès du poisson, comme le reconnaît par exemple l'avocat James Njelwa, qui ne peut être soupçonné de complaisance vis-à-vis des industriels de la pêche, qu'il combat depuis des années avec l'organisation Lawyer's Environmental Action Team (LEAT). Mais à l'idée que les pays riches puissent cesser d'acheter les filets pour faire cesser "l'exploitation" des Tanzaniens, il s'indigne : "Mais ils sont fous ! Ils veulent nous condamner à la pauvreté ? Il y a dix ans, ici, il n'y avait aucune activité. Maintenant, une bonne partie des nouveaux bâtiments de la ville ont été construits grâce à la perche du Nil."

A quelques kilomètres de son bureau, deux Iliouchine attendent sur le tarmac de l'aéroport de Mwanza. Les quadriréacteurs originaires des pays de l'ex-bloc soviétique - ceux de ce jour-là sont immatriculés en Moldavie - amènent-ils des armes dans leurs soutes pour les débarquer discrètement à Mwanza avant de repartir avec des cargaisons de poisson, comme l'avance Le Cauchemar de Darwin ?

L'un des meilleurs spécialistes des trafics d'armes en Afrique, basé dans la région, décrit ainsi le commerce triangulaire rodé depuis plus d'une décennie : "Les Iliouchine quittent leur pays d'Europe de l'est avec des armes. Ils livrent leur cargaison à des gouvernements africains puis partent faire le plein de carburant là où il est bon marché, en Libye, au Soudan ou en Egypte. Enfin, ils vont à Mwanza pour charger du poisson ou des fleurs. Cette dernière étape finance le voyage de retour, qui coûte 40000 dollars en carburant." Et de conclure : "A Mwanza, par définition, il ne se passe pas grand-chose côté trafic, puisque l'opération est déjà terminée quand les avions arrivent."

Jean-Philippe Rémy

2 Re: Le cauchemar de Darwin le Dim 5 Mar - 17:41

Prométhée


filou
Le Monde, Samedi 4 Mars 2006 a écrit: Entretien avec Hubert Sauper, réalisateur du film.

"Je n'ai pas à me justifier"

Joint au téléphone à Los Angeles, où il s'apprête à assister à la cérémonie des Oscars Hubert Sauper s'explique.

Comment réagissez-vous aux critiques sur votre film?
J'ai passé quatre ans à faire ce film, il parle de lui-même, je n'ai pas à me justifier. De nombreux scientifiques le défendent et sont prêts à répondre à vos questions. Mon language à moi, c'est celui du cinéma. Et j'estime que c'est un crime de banaliser le drame qui a lieu tous les jours en Tanzanie en soutenant que certaines personnes s'y enrichissent, que tout va bien et que les gens ont des portables. Les gens meurent par milliers chaque jour dans ce pays.

Selon notre enquêteur, la région a néanmoins connu un véritable boom économique grâce à la perche du Nil.
C'est ce que disent la plupart des personnages de mon film: le poisson crée des emplois. Et je suis tout à fait d'accord pour dire que des choses se construisent. Mais cette lecture est d'une pauvreté intellectuelle effarante! Derrière cette façade, dans l'arrière pays une véritable catastrophe a lieu. Aujourd'hui, il y a deux fois plus de gens qui meurent de faim en Tanzanie qu'il y a deux ans, quand j'ai fait le film, et d'autres se sont encore plus enrichis.

Pourquoi avoir pris l'exemple de la perche du Nil et du Lac Victoria?
Parce que je connais la région, j'y travaille depuis dix ans, et les choses y sont visibles. Si je faisais un film sur le capitalisme à New-York, Je n'aurais à filmer que des écrans vidéo. En afrique, les exemples foisonnent, la perche du Nil en est un, le pétrole du Nigeria en est un autre... Le scandale dont parle mon film n'est pas celui du Lac Victoria.

Les carcasses de poissons que l'on voit dans le film sont destinées aux animaux et non aux êtres humains. Pourquoi n'avez vous pas montré les morceaux destinés à la consommation humaine qui sont traités sur le même site, juste à côté?

Qu'importe! Il y a des dizaines et des dizaines de sites!

Certains vous opposent que les avions ne livrent pas d'armes à Mwanza. Ils s'y arrêteraient seulement au retour d'autres pays, où ils auraient transporté des armes, pour se charger de poissons ou de fleurs...

Il n'y a pas de fleurs à Mwanza. Pensez-vous que les armes qui circulent en Afrique sont arrivées là par l'opération du Saint-Esprit, par Air France, par le TGV ou par des compagnies privées?
Il faut avoir le cerveau d'un poulet pour penser que ce film est un scandale! Il ne dérange que ceux qui y voient une menace pour leurs intérêts, les gens qui ont du pouvoir. C'est la raison de cette polémique. C'est la raison de cette polémique. Cela me fatigue, mais en même temps, c'est une grande stisfaction.

Propos recueillis par Isabelle Regnier.

3 Re: Le cauchemar de Darwin le Dim 5 Mar - 18:36

Prométhée


filou
Télérama n°2929 a écrit:Polémique absurde autour du documentaire d'Hubert Sauper

Rêve ou cauchemar?

Enfer et damnation! Le cauchemar de Darwin, ce film documentaire que nous avons tous tant aimé, ne serait qu'une baudruche, une "mystification". Et Les 400 000 spectateurs en France - plus d'un million dans le monde -, des gogos, victimes d'un spectacle compassionnel qui flatterait les bons sentiments altermondialistes d'un public occidental prêt à gober "les plus gros sophismes". Telle est la thèse de l'historien François Garçon, qui signe un réquisitoire de trente pages dans l'avant-dernier numéro de la revue Les Temps modernes- passé quasi inaperçu lors de sa publication, en novembre dernier, cet article a été envoyé dans les rédactions quelques semaines avant les Césars 2006, et les Oscars...
Tout en reconnaissant le "très grand talent" du réalisateur Hubert Sauper, le justicier Garçon dénonce une vision manichéenne et misérabiliste de l'Afrique: non la présence de la perche du Nil, ce poisson introduit artificiellement dans le lac Victoria qui repart en filets à destination des supermarchés européens, ne vise pas à affamer les populations indigènes puisque "74% de ce qui est pêché n'est pas exporté". Quant au supposé trafic d'armes de guerre - énigme qui hante le film, comme une Arlésienne -, François Garçon reprend sa calculette pour prouver que le fret de poisson est assez rentable comme ça. Pas besoin de verser dans le polar à la John Le Carré.
A la lecture de cet article - soyons franc-, l'arête de la perche nous est restée dans la gorge, d'autant que la réponse énervée d'Hubert Sauper, publiée dans le même numéro des Temps modernes, ne convainc guère. Le Cauchemar de Darwin ne serait-il qu'une fable qui nous aurait fait abdiquer tout sens critique? Si vous avez des doutes, reprenez le DVD- ou attendez la diffusion le 24 avril sur Arte. Le film vous apparaîtra dans toute sa vérité: non pas une enquête - même s'il feint de s'aventurer sur ce terrain-, mais bien une allégorie ironique et effrayante du nouvel ordre mondial. De ses deux cents heures de rushes, Hubert Sauper a tiré un film qui exprime un point de vue. Un regard. Forcément et fort heureusement subjectif. Libre à Garçon de regarder ailleurs. Mais comme le dit Sauper, on peut aller sur les bords du lac Victoria, rester au yacht-club de la ville de Mwanza, et ne pas voir le cauchemar de Darwin...

Thierry Leclère

4 Re: Le cauchemar de Darwin le Dim 5 Mar - 19:11

Maldoror


Posteur
Bonjour Prométhée.

Un premier merci pour cette information sur une polémique dont j'ignorai l'existence et un second merci pour en assurer le suivi par ces compléments d'information.

Pour l'instant je trouve l'attitude de Sauper face aux attaques dont il fait l'objet plus que décevante.

La conlusion de son interview ("Il faut avoir le cerveau d'un poulet pour penser que ce film est un scandale! Il ne dérange que ceux qui y voient une menace pour leurs intérêts, les gens qui ont du pouvoir. C'est la raison de cette polémique") relève du mépris le plus total, d'une part pour son sujet, et d'autre part, pour tous ceux qui ont soutenu son film.


En quoi la noblesse de la cause défendue par Sauper l'affranchit-il de la déontologie attachée à sa profession?


La légèreté de ses réponses face à ses détracteurs n'augure rien de bon quant à la qualité réelle de son travail, c'est à dire sur le seul plan de la recherche documentaire.

Son attitude me rappelle-celle de Ardisson ,face à un étudiant ayant élaboré un dossier plus que conséquent sur le plagiat dont il est soupçonné pour le livre "Pondichery"... Ardisson avait refusé de répondre à ses questions, non pas en niant le plagiat, mais en expliquant qu'il ne discutait pas avec les "antisémites"*




*Le dossier du dit étudiant avait été diffusé quelques semaines auparavant sur un site soutenant Dieudonné

5 Re: Le cauchemar de Darwin le Dim 5 Mar - 21:49

peter


Posteur amateur
Maldoror a écrit:Son attitude me rappelle-celle de Ardisson ,face à un étudiant ayant élaboré un dossier plus que conséquent sur le plagiat dont il est soupçonné pour le livre "Pondichery"... Ardisson avait refusé de répondre à ses questions, non pas en niant le plagiat, mais en expliquant qu'il ne discutait pas avec les "antisémites"*




*Le dossier du dit étudiant avait été diffusé quelques semaines auparavant sur un site soutenant Dieudonné


Intéressant... En tant qu'inconditionnel de TOUT LE MONDE EN PARLE, j'ai essayé d'en savoir plus sur cette affaire que j'ignorais totalement...

Voici exactement l'objet du litige :

http://aliquid.free.fr/IMG/mp3/1465ardissoneurope1.mp3

Personnellement, j'ai beaucoup d'estime pour Thierry ARDISSON car c'est un journaliste

1/ qui ne pratique jamais la langue de bois et qui exprime son opinion
2/ il fait vraiment un travail de recherche et de préparation avant chacune de ses émissions. C'est un vrai régal d'écouter ses interviews car on apprend des tas de choses sur ses invités.
3/ même si je ne suis pas vraiment d'accord avec toutes ses idées (il est royaliste par exemple), je pense que Thierry ARDISSON est un homme bien

Pour revenir au film d'Hubert SAUPER, il a coiffé sur le poteau LA MARCHE DE LEMPEREUR pour le César du meilleur premier film. C'est une récompense qu'il méritait haut la main! Même si Hubert Sauper ne donne pas les bonnes réponses à ses détracteurs, il a au moins le mérite de poser les bonnes questions dans son film... Alors Maldoror, je t'invite vivement à aller le voir pour te faire ta propre opinion! Je serai d'ailleurs curieux de connaître ton avis!

6 Re: Le cauchemar de Darwin le Dim 5 Mar - 23:48

Mara


filou
Merci encore pour ces infos, Prom'.

Mon avis sur la question a peu changé, sans doute parce que de toute façon et depuis le début, le documentaire en question ne m'a prouvé aucune vente d'armes. Ca c'est certain !

Je trouve pour autant les réponses de Sauper décevantes, car en effet, quand on prétend dénoncer des faits aussi graves, on peut quand même avoir l'intelligence de s'attendre à devoir un jour répondre à des critiques, et le faire le cas échéant de bonne grâce, avec tout le sérieux qu'un tel sujet suppose. C'est le minimum, sinon on ne fait pas de documentaire à tendance politique.
Alors non, en effet, ses réponses sont tout sauf satisfaisantes.

Je ne nie pas que ce docu flatte nos bonnes consciences européennes dans ce que nous aimons plaindre de l'Afrique, c'est une donnée à avoir en tête.

Je pense que Sauper s'est trompé d'affiche, et même de propos dans ce documentaire.
S'il avait conservé ce titre, le contenu tel quel, en enlevant les sous-titres (qui sous-entendent des choses dont il n'apporte pas la preuve -ces ventes d'armes, ce poisson qui serait consommé par des humains), j'aurais de toute façon trouvé le contenu à vomir.
Que ce poisson soit consommé par des humains ou non, une femme y perd ses yeux. Qu'elle ait choisi ce poste pour des raisons financières ou pas, on n'en accepterait pas le dixième en France.
Ca ne change pas beaucoup ma vision de ce documentaire, donc...un travail intéressant et utile.

(je note ici que par exemple, j'adore le documentaire que j'ai posté intitulé "l'île aux fleurs" ou "histoire d'une tomate", même s'il présente des analyses simplistes sur des pbs complexes - oui, un documentaire c'est un regard)

Reste que Sauper est très décevant dans son attitude. Je rejoins donc Maldo sur la façon dont il souligne que l'enquête a été apparemment bâclée (vu que celui qui l'a faite ne daigne pas en parler... ce qui est un comble quand même).

Je reverrai ce documentaire sous peu et je me renseignerai de mon côté sur ses détracteurs et les critiques faites. Affaire à suivre.
Quand un cannibale mange avec une fourchette et un couteau, est-ce un progrès ? (S. Jerzy Lec)

7 Re: Le cauchemar de Darwin le Mer 15 Mar - 21:13

sway


Nasty Newbie
bonsoir!

je l'ai vu l'été dernier et ce film m'a fait froid dans le dos comme d'ailleurs 'the constant gardener" !!! incroayblement vrai et poignant !

ce film m'a touché a un tel point que je me suis sentie presque frustrée ..je dis ça parce qu'on voudrait faire quelque chose et parce que nous sommes tous responsable a notre echelle du devnir des êtres sur cette planéte...

c'est trop triste ...
@+

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