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    INVICTUS de Clint Eastwood (bande-annonce)

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    Message par peter le Mer 16 Déc - 19:15

    Après le succès commercial de Gran Torino, Clint Eastwood est sur le point de sortir un nouveau films inspiré d'une histoire vraie. En effet, l'Afrique du Sud en 1995 est sur le point d'accueillir la première coupe du monde de son histoire après être sortie de l'isolement dans lequel l'a confinée l'appartheid. Nelson Mandela est le nouveau président de cette nation et il a conscience que son peuple est divisé : les blancs soutiennent les sprinboks, alors que les noirs soutiennent l'Angleterre. Il espère que l'équipe Nationale va être un outil de cohésion entre les blancs et les noirs et va permettre d'exalter les valeurs de solidarité et d'union qui font défaut à son pays. La coupe du monde de rugby va donc être la clef de voûte de sa politique d'intégration et de réconciliation. Alors que tous les spécialistes ne donnent pas cher de l'Afrique de Sud au-delà des quarts de finales, un homme croit à la victoire de son pays, Nelson Mandela. Incarné par Morgan Freeman, Nelson Mandela, va faire cause commune avec un homme, François Pienaar, le capitaine de la modeste équipe de Rugby d'Afrique du Sud et va insuffler cette soif de victoire afin que chaque citoyen sud-Africain, qu'il soit blanc ou noir, puisse s'identifier à son équipe et puisse en tirer un motif de fierté. Le Rugby est un sport qui unifie les hommes et qui enseigne les règles du respect, de l'effort, et de la solidarité. Il exalte la virilité de groupe. Il est aussi un facteur de cohésion dans une nouvelle nation qui a tiré un trait sur son passé et qui cherche une nouvelle identité.
    Entre la politique et le sport, il n'y a qu'un pas. Le Rugby est pour un pays parfois plus qu'un sport. C'est une philosophie, une religion, un instrument de communication pour promouvoir le pays et sa culture. Prenons l'exemple de la Nouvelle-Zélande qui est une île au milieu du pacifique qui compte à peine 4 millions d'habitants. Qui connaîtrait la Nouvelle-Zélande dans le monde, si le rugby n'était pas son porte drapeau. A travers le rugby, les blacks associent tous les peuples qui composent cette île, fermiers blancs d'origine britannique, maoris et minorités des îles avoisinantes. Toutes ces cultures ce transcendent dans ce sport à travers le célèbre haka qui exalte les vertus guerrières du rugby. Ce sport est à ce point indissociable de l'identité de cette île que le premier ministre Néo-Zélandais a démissionné de son poste après la défaite de son pays à la coupe du monde 1999 en demi-finales contre la France. Pour construire un pays qui désire tourner définitivement la page de l'appartheid, Nelson Mandela mise beaucoup sur la coupe du monde 1995 et sur son équipe de rugby. Le titre du film fait référence à un très joli poème d'un auteur britannique du XIXème siècle, William Ernest Henley, qui après une amputation du pied a écrit :

    Dans la nuit qui m'environne,

    Dans les ténèbres qui m'enserrent,

    Je loue les Dieux qui me donnent

    Une âme, à la fois noble et fière.

    Prisonnier de ma situation,

    Je ne veux pas me rebeller.

    Meurtri par les tribulations,

    Je suis debout bien que blessé.

    En ce lieu d'opprobres et de pleurs,

    Je ne vois qu'horreur et ombres

    Les années s'annoncent sombres

    Mais je ne connaîtrais pas la peur.

    Aussi étroit soit le chemin,

    Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme

    Je suis le maître de mon destin,

    Le capitaine de mon âme.

    Si pour être un arbitre de rugby il faut connaître autant de choses que pour être un professeur de philosophie c'est précisément parce que le rugby est une philosophie. Pour ceux qui veulent découvrir l'un des chantres de cette philosophie, je vous invite à aller voir ce film.... Pour ceux qui ne peuvent attendre le 13 Janvier 2010, je vous propose de visionner déjà la bande annonce :

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18934389&cfilm=129694.html
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    Message par Shogun le Jeu 17 Déc - 2:50

    tu a aimer grand tourismo ?
    je commence a fatigué de la "bonne morale" d e clint eastwood a vrais dire, il son cinema maintenant je le trouve un peu gnan-gnan, et il n'apporte pas grand chose. GT pour moi c'était du grandiloquent sentimental sans rien derriere alors bien sur, ce sont de bele images, il est bon acteur .... mais bon ... le manicheisme ricain dans toute sa superbe. j'ai l'impression qu'il veux faire des films sur des humain parfait et ça deviens pas credible du tout. genre dans GT le changement du papy est tellement parfais que ça en est ridicule.... alors, j'le regarderais sans doute INVICTUS mais son mon pc


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    Message par peter le Jeu 17 Déc - 3:24

    Entièrement d'accord avec toi. La personnalité de Clint Eastwood rejaillit dans tous ses films. C'est un perfectionniste. Il compare toujours ce qui est à ce qui devrait être. C'est d'ailleurs pour cela que je parle de " succès commercial " au sujet de Gran Torino. Ces films sont en effet très manichéens et ont un côté moralisateur qui laisse à désirer. C'est valable pour une belle brochette de ses films : Million dollars Baby se sert de la boxe comme prétexte pour entraîner le spectateur sur le terrain de l'euthanasie. Les films de Clint Eastwood me mettent très mal à l'aise car j'ai l'impression que le metteur en scène est complètement empoisonné par la morale puritaine qui est l'apanage de l'amérique. Il y est souvent question de rédemption comme dans " un monde meilleur " avec Kevin Costner où Clint Eastwood nous prouve une nouvelle fois qu'il suffit d'enrober ses histoires de bons sentiments pour obtenir un succès commercial garanti et la reconnaissance du grand public! Minuit dans le jardin du bien et du mal est un autre exemple. J'aurai aussi pu parler d'impitoyable, où il incarne l'anti-héros : le mauvais cow-boy repenti qui va sur la fin de sa vie donner raison à sa défunte femme qui envers et contre tous l'a choisi comme époux alors qu'il avait la réputation d'être un mauvais garçon. Elle l'avait vu non pas tel qu'il était mais tel qu'il pourrait être. Et il a l'occasion, au crépuscule de sa vie de se montrer sous un jour meilleur. Encore le thème de la rédemption cher à notre ami Eastwood. Non je n'aime pas du tout ce réalisateur SHOGUN. Tu as ma parole d'honneur! Devant chacun de ses films j'ai l'impression d'être pris en otage dans un débat moralisateur qui ressemble étrangement à une tarte à la crème. Je pourrais aussi parler de Jugé coupable où il y est question de la peine de mort. Ce réalisateur n'a vraiment aucune originalité! On pourrait lui reprocher d'exalter à travers ses films une morale réactionnaire dans laquelle le respect des traditions et les vieux clichés tiennent une part trop importante! Néanmoins, j'irai courir voir son prochain film, Invictus, moins intéressé par le réalisateur que par le sujet qui est passionnant : le rugby!
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    Message par peter le Ven 18 Déc - 0:51

    Dans mon dernier post j'ai parlé d'un film qui n'est pas de Clint Eastwood, " un monde meilleur " en voulant parler d'un de ses films, " Un monde parfait ".
    Pour mémoire, il y a 4-5 ans, je pensais la même chose que maintenant de Clint Eastwood, ma position n'a pas évolué d'un iota :
    https://basicinstinct.forumactif.com/cinema-theatre-dance-f14/million-dollars-baby-t294.htm
    Ce serait malhonnête de dire que je me suis ennuyé en regardant GRAN TORINO. Néanmoins la critique que je fais à tous ses films reste la même : il privilégie un cinéma dans lequel l'éthique est plus importante que l'esthétique. En effet, Eastwood développe dans ses films une idéologie puritaine et réactionnaire. Tout se passe comme si pour Clint Eastwood, le monde était scindé en deux parties : d'un côté les gentils et de l'autre les méchants. Au fond, il développe une pensée polaire dans laquelle, soit tout est tout blanc, soit tout est tout noir. Mais il ne connait pas les nuances du gris! Je l'aurai très bien vu à une autre époque partir en croisade pour se battre contre les infidèles. C'est un croisé des temps modernes dont le cinéma développe les thèmes récurrents du sacrifice, du don de soi, de la rédemption et du sentiment de culpabilité. Dommage! car sinon il a du talent derrière la caméra!
    Mais on s'égare du sujet qui nous intéresse ici : INVICTUS. Ce que je trouve génial dans ce film que je n'ai pas encore vu, c'est que c'est un américain qui fait, à travers ce long-métrage, l'apologie du rugby. Pourtant, aux Etats-Unis, c'est le football américain, un avatar et un succédannée du rugby, qui est le sport le plus populaire. En fait, c'est purement culturel. Le rugby exalte des valeurs de partage, de convivialité et de liens qui sont aux antipodes avec les valeurs individualistes prônées par la société américaine. Tocqueville l'aurait sûrement prédit : le rugby est un sport qui exalte des valeurs dans lesquelles les américains ne se reconnaissent pas!
    En attendant, je vais vous poser une question qui va vous épater : quel est le pays champion olympique en titre de rugby ?
    Réponse : les Etats-Unis triomphèrent en 1924 aux jeux olympiques de Paris en finale à Colombes.
    Vous ne me croyez pas ? La preuve en images :
    https://www.youtube.com/watch?v=Eck6Xy-pC0E
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    Message par Mara le Lun 21 Déc - 13:41

    Tout à fait d'accord sur ce que vous écrivez à propos du côté manichéiste des films de Clint (j'apprécie le monsieur, néanmoins, sans trop savoir pourquoi...). C'est assez lassant, et en particulier dans "Million dollar Baby", qui m'a fait le même effet que "Dancer in the Dark" : on est un peu touché sur le moment (moins que pas le film de Lars tout de même), et puis le lendemain qu'en reste-t-il ? En terme cinématographique, qu'apporte ce genre d'opus ? pas grand chose, ça n'éclaire pas le monde différemment, car on en est bien loin, de la réalité... "Un monde parfait", c'est la même rengaine, mais c'est même plus agréable à regarder que "Million dollar", au moins c'est de la bluette efficace.
    Je n'ai donc pas encore vu "Gran Torino", certaine de le voir comme on lit du Zola, sans grosse surprise -rire- (et encore, chez Zola, l'écriture contient des surprises), parce que rien qu'à lire le début du synopsis on sait que l'on aura à faire à une injustice de plus, fabriquée pour faire monter la larme à l'oeil. "Million dollar Baby", en outre, je n'y ai pas trouvé l'actrice franchement terrible, elle ne m'a pas touchée. Bref...

    Je nuancerais toutefois cet avis, car il est au moins un ou deux films que je trouve meilleurs dans sa production :
    - "Sur la route de Madison", que je trouve plus littéraire, car s'il répond à la même veine, cette fois, car il s'agit d'une histoire d'amour, et de beauté éphémère, on se rapproche davantage des romans américains tels que ceux de Harrison, ou d'un film tel que "Out of Africa" (toutes proportions gardées, puisque ce dernier est un pur chef d'oeuvre). Il n'y a pas de réflexion socio-politique facile, c'est avant tout un film humain, qui envisage le rapport homme-femme pas uniquement dans son fondement sociologique, mais aussi poétique. (je ne sais pas si c'est très clair, désolée je suis un peu fatiguée)

    - "Minuit dans le jardin du bien et du mal", qui m'a pourtant un peu déçue tant j'espérais une esthétique supérieure au vu de la beauté de son affiche. Il m'a rappelé - en mode mineur là encore- "Cookie's fortune", et c'était un bonheur que de voir Eastwood s'approcher un peu de ces terres-là.

    - "Mystic River", qui est là encore assez manichéen, mais cette fois ce qui tire indubitablement le film vers le haut, et c'est valable pour les deux derniers cités également, c'est le choix des interprètes. Impossible d'être objectif, tant l'affiche est belle, et cela pouvait être dangereux de faire un tel choix (voir le film opposant Pacino et De Niro, lol) mais cela fonctionne. Ce n'est pas mon préféré, cela dit. J'en ai peut-être un avis un peu meilleur car c'est un des premiers que j'aie vu de lui, avant d'en être lassée comme dit Shog'.

    En conclusion, ce qui est dommage, pour moi, c'est que sur le plan visuel il ne tire pas son épingle du jeu, ou sans plus. Qu'il n'aille pas vers davantage de poésie. On le sent à la limite parfois, et puis non... A la rigueur, je n'ai rien contre les perfectionnistes, ou les visions manichéennes, il y a de ça chez de grands réalisateurs, mais ils ont tranché et pris le parti esthétique. Quelqu'un qui semble raconter toujours la même histoire, ou avoir un même point de vue sur le monde, quand ça confine à l'obsession, ça m'émeut, ça me touche, mais il faut alors que ce soit plus franc et plus nourri esthétiquement.

    Je verrai "Invictus" avec curiosité, aussi parce que le rugby, et précisément celui de l'Afrique du Sud, m'intéresse. Mais sans grand espoir.


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    Message par peter le Mer 30 Déc - 0:58

    Merci Mara pour tes impressions que je partage. Pour revenir à Invictus, j'attends avec impatience le film car j'ai peur que Clint se soit fait leurrer.
    En Afrique du Sud, le Rugby n'a jamais été un outil pour rassembler les peuples et prôner les valeurs d'ouverture vers l'autre... bien au contraire. Lorsque les Springboks jouaient, ils servaient de vitrine à une idéologie raciste au temps de l'appartheid. Il n'était pas rare d'entendre l'hymne raciste DI STEM résonner dans le stade et si le rugby sacralise l'esprit de corps, il ne faut pas perdre de vue que ce sentiment d'appartenance à un groupe se fait souvent en opposition à d'autres groupes. Quelqu'un a dit un jour qu'une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins. Le rugby a entretenu cette haine de l'autre car il a été utilisé à outrance comme un instrument de propogande du régime en place. Le sport, c'est la guerre sans les armes. L'équipe de rugby a été infiltrée par le Broderbond, une société secrète dont le but était de pénétrer dans tous les rouages du pouvoir et des institutions pour promouvoir les intérêts de la communauté blanche. Le rugby a été pour les afrikaners le miroir de leur identité, le symbole de leur culture de terriens dur au mal. Lors de ses tournées en Afrique du Sud, les maoris (les indigènes de Nouvelle-Zélande) qui composaient l'équipe des All-blaks étaient jugés indésirables par le gouvernement sud-africain dans les années 70. Quand Bryan Williams, joueur originaire des iles du pacifique débarqua avec les all-blacks, les autorités durent faire preuve de la plus grande souplesse pour lui remettre un visa de " blanc honoraire ".
    Donc le symbole est fort, lors de la coupe du monde 1995, de voir Nelson Mandela arborer fièrement le maillot du capitaine des Springboks, François Pienaar. Le symbole est tout aussi fort de voir l'Afrique du Sud conquérir la coupe du monde en déjouant les pronostics avec dans son effectif, Chester Williams, un joueur de couleur. Ce dernier a servi de caution aux Springboks qui ont épuisé avec lui leur quota de joueur de couleur. Dans ses mémoires, Chester Williams confie qu'une partie de ses coéquipiers l'ignorait quand l'autre partie proférait à son encontre des injures racistes. Aujourd'hui, les Springboks ne sont plus les ambassadeurs d'un régime raciste, mais ils ne sont pas encore le reflet d'une nation multicolore.
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    Message par peter le Sam 9 Jan - 14:42

    Voici un extrait d'une interview du Parisien de Jeudi dans laquelle, Pierre BERBIZIER, actuel manageur du Racing s'épanche. En 1995, il était un témoin privilégié de la victoire de l'Afrique du Sud car il était le sélectionneur de l'équipe de France.

    Le journaliste lui demande de revenir sur sa carrière à la tête de l'équipe de France qui s'est arrêtée après une demi-finale perdue contre l'Afrique du Sud lors de la coupe du monde 1995. Berbizier, amer, confie :

    Là encore, on vous a vendu ce qu'on a voulu. L'essai de Benazzi manqué pour 10 cm... En fait, douze joueurs étaient malades, traités à l'imodium. Lors de la finale, les Blacks ont aussi été victimes d'une étrange épidémie de gastro. Tout avait été fait pour que l'Afrique du Sud gagne, que Nelson Mandela mette le maillot de François Pienaar. Pourtant, je reste persuadé que cette équipe de France-là était la plus proche d'être championne du monde.

    La France fit un parcours honorable au cours de cette coupe du monde 1995 et nous souhaitons aux footballeurs de faire au moins aussi bien cet été dans ce même pays. Mais Domenech n'est pas Berbizier tete1 A titre de consolation, les bleus ont battu l'Angleterre dans la petite finale 19 à 9.