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    Message par Shogun Mer 1 Juin - 10:54

    Le choix du bicéphalisme gouvernemental


    Patrice Biancone
    (Photo RFI)

    Opéra bouffe. Généralement on utilise ce terme pour désigner une oeuvre mise en musique dont les personnages et le sujet sont empruntés à la comédie.

    François Bayrou, lui, n'a pas reculé devant le qualificatif. Hier, en apprenant le nom du nouveau Premier ministre, Dominique de Villepin, et l'entrée au gouvernement de Nicolas Sarkozy au poste de ministre de l'Intérieur, le Président de l'UDF a eu ce cri : «c'est une ambiance d'Opéra bouffe», signifiant ainsi le peu de crédit qu'il accordait à ce qui ressemble à s'y méprendre à une tentative de la dernière chance. Tout indique en effet que l'Elysée a jugé la situation suffisamment grave pour mettre en place un dispositif qui, si on ne sait pas s'il pourra sauver une France en difficulté, pourra au moins rendre service au Président qui se trouve fragilisé comme il ne l'a jamais été et qui bénéficie de deux années pour sortir par le haut. Jacques Chirac durement éprouvé par le "non" à la constitution européenne et par la colère des Français, a en effet choisi d'en appeler à la mobilisation nationale. Et, pour illustrer cette nécessaire mobilisation, il a placé son camp devant ses responsabilités. Chacun devra travailler avec chacun, a t-il décidé. L’objectif désigné étant de mener la bataille pour l'emploi, avec pour principe de base que quand il s'agit de la croissance, du chômage et de la précarité, il ne faut écarter aucune solution par préjugé.

    Finalement, après le refus de l'UDF de participer, Jacques Chirac semble être revenu à une stratégie qu'il a déjà observé en d'autres temps difficiles, celle de la bunkerisation, de l'appel au clan, à un détail près toutefois, c'est qu'il ne pouvait laisser à l'extérieur, un Nicolas Sarkozy très décidé et ayant appelé, après avoir pris connaissance des résultats de la consultation référendaire, à un tournant politique et économique.

    Oubliant les règles qu'il avait lui-même établies le 14 juillet dernier, Jacques Chirac a donc permis à Nicolas Sarkozy d'entrer au gouvernement comme numéro deux, - ce qui revient, dans les faits, à mettre en place un gouvernement bicéphale -, tout en conservant son poste de Président de l'UMP, ce qui devrait lui permettre de ne pas se retrouver trop affaibli face à celui qui sera son chef hiérarchique.

    Curieux attelage. Souvenons nous ici, qu'il y a peu, Nicolas Sarkozy, contestait l'autorité et la légitimité de Dominique de Villepin en expliquant que ceux qui désirent parler au nom de la France doivent d'abord se faire élire ce qui n'est pas le cas du nouveau Premier ministre qui n'a jamais affronté le suffrage universel.

    Curieux attelage, donc, qui devra faire contre mauvaise fortune bon coeur, mais dont on peut douter qu'il tire dans la même direction jusqu'à l'échéance présidentielle tant les deux hommes sont semblables dans leurs ambitions. Le chevau-léger, Dominique de Villepin, se veut désormais en l'absence d'Alain Juppé, le seul héritier de Jacques Chirac, dont il a épousé ou suggéré tous les combats de ces dernières années, y compris d'ailleurs la dissolution ratée de 1997. Et le boulimique Nicolas Sarkozy, qui n'en a jamais assez, au point dit-il lui-même, de bousculer souvent des portes ouvertes et qui veut, lui aussi, devenir Président.

    Alors ultime tentative pour sauver un pouvoir à l'agonie comme le dit l'opposition. Rabibochage de courte durée, ou équipe unie et déterminée à répondre aux attentes sociales des Français ? Seul l'exercice de la gestion gouvernementale nous apportera une réponse. On remarquera simplement, que Jacques Chirac en rassemblant Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy dans une même équipe, se ménage la possibilité de jouer les arbitres et donc de conserver une marge de manoeuvre. C’est peut-être habile tactiquement, mais on ne voit pas très bien en quoi cela répond à la colère de ceux qui ont voté non à la constitution européenne.

    soucre RFI


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