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    Hollande Le "Nee" donné largement vainqueur

    Shogun
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    Hollande Le "Nee" donné largement vainqueur Empty Hollande Le "Nee" donné largement vainqueur

    Message par Shogun Mer 1 Juin - 14:55

    Le "Nee" donné largement vainqueur

    Les Pays-Bas sur le point de retourner le couteau dans la plaie béante de l'Europe. Après le rejet français de la Constitution européenne du 29 mai, les Pays-Bas ont commencé à se prononcer à leur tour mercredi (1er juin) par référendum. Il s'agit de la première consultation populaire nationale jamais organisée dans le pays. Quelque 11,6 millions de Néerlandais sont appelés aux urnes. Les bureaux de vote ont ouvert à 7h30 locales (05h30 GMT) et fermeront à 21h00 (19h00 GMT). Les premières estimations de résultat devraient être connues presque immédiatement.

    Un résultat qui ne devrait pas faire mystère. Les derniers sondages prédisaient un "Nee" de désillusion, surfant sur la vague du "Non" français pour mieux le dépasser, à près de 60%. Les Pays-Bas seraient ainsi le deuxième membre fondateur de l'Union européenne à se prononcer contre la Constitution. Après des mois d'indifférence, dans les médias comme dans le discours des hommes politiques, favorables au Oui à 80%, la campagne s'est réveillée il y a moins de trois semaines lorsque les sondages ont révélé un fort rejet du texte.

    L'hétéroclite camp du "Non" rassemble les protestants orthodoxes, les populistes et le Parti socialiste, petite formation très à gauche, soit au total 22 des 150 sièges du parlement. Les partisans du texte ont déployé mardi des efforts désespérés pour tenter de convaincre les Néerlandais de ne pas "faire la jonction" avec l'électorat français. Le Premier ministre Jan Peter Balkenende a lancé un ultime appel à ses compatriotes lors d'une émission à la télévision publique. "Si vous voulez faire progresser l'économie, il faut voter 'Oui'", a-t-il déclaré. De son côté, la presse nationale regorgeait de placards incitant les électeurs, encore indécis dans une proportion de 10 à 12%, à se rendre massivement aux urnes, que ce soit pour voter pour ou contre la Constitution européenne.

    Mais le référendum néerlandais n'est que consultatif et, à la différence de la France, un rejet du traité ne devrait pas déboucher sur sa démission, qu'il a exclue, ni sur un remaniement de son gouvernement de centre-droit. Le référendum est en effet une initiative des députés et non du gouvernement. La plupart des partis politiques ont cependant indiqué qu'ils respecteraient le résultat si la participation excédait les 30%. Les sondages prévoient entre 45% et 50%.


    Comparaison avec le scrutin français

    La grande différence avec la France, c'est qu'ici la peur d'une Europe « trop libérale » n'est pas la première motivation du non. Pour le reste, il y a beaucoup de points communs. A commencer par la baisse du pouvoir d'achat. On reproche à l'euro d'avoir renchéri le coût de la vie, ce qui a été prouver récemment par une étude gouvernementale. Deuxième point commun : l'élargissement. Comme en France, l'Europe des 25 n'a pas été digéré, qui plus est aux Pays-Bas, convaincu de perdre encore plus que la France ou l'Allemagne. Enfin, la Turquie a joué un rôle majeur dans un pays qui, depuis l'assassinat du populiste Pim Fortuyn en 2002, a remis en cause son modèle multiculturel, de tolérance et d'intégration, qui faisait sa réputation. Le meurtre il y a six mois du metteur en scène controversé Theo van Gogh par un islamiste a encore alimenté le ressentiment du Néerlandais de la rue contre les immigrés musulmans.

    Alors le "Non" français a-t-il un impact sur le scrutin aux Pays-Bas ? Cà, c'est la question du jour, très difficile. Car dans les sondages, et c'est une surprise, 92% des Néerlandais déclarent qu'ils ne sont pas influencer dans leur vote. S'ils votent ! C'est tout le problème. Le "Non" tricolore risque surtout de faire chuter le taux de participation, pourtant crucial ici dans ce référendum qui n'est que consultatif.

    Loïc Farge avec Rémi Sulmont


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