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    Billie Holiday

    Prométhée
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    Billie Holiday Empty Billie Holiday

    Message par Prométhée Mer 27 Juin - 23:53

    Billie Holiday 2billieholidayqs2


    Billie Holiday
    (7 avril 1915, Baltimore - 17juillet 1959, New York)


    La future « Lady Day » s’initia toute seule au chant à Baltimore (Maryland), sa ville natale, avant de partir pour New York en 1929. Longtemps, le récit de cette période de formation fut terni par des inexactitudes et exagérations destinées à bâtir son mythe, en dépit des efforts déployés par ses biographes pour retracer fidèlement sa carrière. Il fallut attendre 1995 et le livre de Stuart Nicholson pour obtenir un récit détaillé et fiable de ces années-là. Les recherches de Nicholson révélèrent que certaines déclarations faites par Billie Holiday dans « Lady Sings The Blues », son autobiographie de 1956, étaient exactes, alors que certains biographes avaient crié à l’exagération. Ainsi, les tout jeunes parents de Billy Holiday, à savoir Sadie Harris (alias Fagan) et celui qui fut probablement son père, Clarence Holiday, ne se sont vraisemblablement jamais mariés et il semble improbable qu’ils aient vécu ensemble même pour quelque temps.

    On se souvient surtout de Clarence Holiday comme du banjoïste et guitariste qui jouait dans l’orchestre de Fletcher Henderson au début des années 1930. Pour le reste, on ne sait pas grand-chose sur celui qui laissa à Fagan ou à des parents éloignés le soin d’élever sa fille. Comme Clarence Holiday se produisait à la fin des années 1920 avec des musiciens ambulants, il était souvent absent de la maison ; il resta dans l’orchestre d’Henderson jusqu’en 1932 et, durant cette période, il coupa les ponts avec Fagan. Toutefois, Billie était apparemment de nature coriace : elle avait rejoint sa mère à Harlem, un district new-yorkais, et comme toutes deux n’arrivaient plus à payer le loyer de leur appartement, elle eut une confrontation avec son père au Roseland Ballroom, où l’orchestre d’Henderson était en « résidence » prolongée, et elle lui extorqua de l’argent en le menaçant sinon de l’humilier publiquement.

    Les informations fragmentaires qui nous sont parvenues sur sa prime jeunesse difficile, marquée par l’exploitation et la malchance prouvent qu’elle avait appris à survivre à une pauvreté extrême, aux préjugés raciaux et à l’injustice de la vie dans un ghetto noir dès l’âge de 15 ou 16 ans. Elles semblent également indiquer que les rapports entre le père et la fille étaient plus forts que Billie Holiday n’avait bien voulu le reconnaître dans son livre (même si cette relation ne tenait parfois qu’à un fil). Personnalité apparemment riche en paradoxes, Clarence était un guitariste plus que compétent, qui avait la réputation de donner le rythme. Pendant les années 1930, et même après sa disparition à peine remarquée au début de l’année 1937, des livres comportant des critiques de disques et des listes d’artistes orthographiaient son nom indifféremment Haliday ou Halliday ; il est attesté que sa fille utilisait occasionnellement ce nom jusqu’à ce qu’on l’ait convaincue de prendre Billie Holiday comme nom de scène. Les historiens du jazz ont cherché à établir un lien entre le sens du rythme élégant et décontracté du père et la maîtrise étonnante du tempo et du swing de la fille : un swing nonchalant, inédit à l’époque sur les enregistrements d’autres chanteurs. Comme Billie Holiday n’avait pratiquement pas été scolarisée et qu’elle n’avait aucune formation musicale, son extraordinaire don créatif était surtout intuitif. Elle perfectionna sa technique de chant dans les bars clandestins de New York et les night-clubs de Harlem. Son don apparemment instinctif pour la musique est réfractaire à toute explication théorique. Elle était une perfectionniste à sa manière, elle se fiait à son oreille, avait un goût inné de la musique et compensait par ses dons artistiques ses capacités vocales limitées. Cette intégrité, du moins vocale et stylistique, est d’autant plus surprenante quand on connaît sa prime jeunesse. Elle avait été violée à l’âge de 11 ans, à la suite de quoi, elle avait été placée. Une fois à New York, elle se prostitua pendant une brève période, ce qui valut à sa mère et à elle d’être arrêtées en 1929. Elle séjourna 100 jours dans la maison de correction sur l’île de Blackwell East River (connue par la suite sous le nom Welfare Island).

    Sa carrière décolla quand elle décrocha un engagement d’une semaine au Apollo Theatre, le théâtre de variétés le plus célèbre de Harlem et aussi le plus prometteur pour les artistes en herbe. Billie Holiday, qui venait tout juste d’avoir 20 ans, s’y produisit avec le pianiste Bobbie Henderson et les critiques furent, au mieux, modérées. Il était clair que son style nonchalant et en apparence paresseux, en retard sur la mesure, n’était pas du goût des patrons souvent vociférants de l’Apollo. Quoiqu’il en soit, quand le spectacle fut reconduit pour une deuxième semaine, cette fois-ci avec l’orchestre de Ralph Cooper, les critiques furent meilleures car Billie savait s’adapter. Entre-temps, elle s’était fixée sur l’orthographe de son nom (auparavant, son vrai prénom, Eleanora, avait lui aussi été sujet à variation).

    Vers la mi-juillet, la chanteuse retourna en studio pour une session d’enregistrement organisée par Hammond et dirigée par Teddy Wilson. Elle avait trouvé en Wilson, musicien accompli et pianiste sensible, le partenaire compréhensif dont elle avait besoin pour dévoiler toute l’étendue de son talent. Les quatre titres choisis pour cet enregistrement historique sortaient du lot – « I Wished On The Moon » et « Miss Brown To You » étaient des musiques de film – de plus, l’atmosphère décontractée de la jam-session convenait admirablement à Billie Holiday. Elle était parfaitement en phase avec l’accompagnement magistral de Teddy Wilson et ses solos, avec le génie de Benny Goodman, Roy Eldridge et Ben Webster, et celui d’autres grandes pointures du jazz sur des enregistrements ultérieurs. De leur côté, ces derniers semblaient dynamisés par le rythme entraînants et la magie innovante de son chant. Billie était une étoile montante (depuis le 10 juillet 1936, le label Vocalion Records éditait ses disques sous son nom) qui insufflait à de banales chansons populaires toute l’émotion d’un blues de premier ordre ou d’une ballade romantique. De plus, les disques rapportaient suffisamment pour satisfaire les managers.

    Par la suite, Billie Holiday se produisit sur des scènes un peu plus prestigieuses, notamment avec les formations de Count Basie (1937-38)et d’Artie Shaw (1938). Elle eut maille à partir avec des racistes, notamment dans les Etats du sud des Etats-Unis où prévalaient les lois ségrégationnistes dites Jim Crow Laws, et quitta Artie Shaw avant la fin de l’année. Ce fut sa dernière apparition dans un groupe de musique ; dès lors, elle se produisit en artiste solo.

    Elle continua de faire des disques, et il est probable que ceux qui lui tenaient le plus à cœur furent ceux enregistrés avec Wilson, son cher Lester Young et le trompettiste Buck Clayton. Tout le monde s’accorde à dire que le partenariat inspiré entre Billie Holiday et Lester Young – musical comme affectif – est à l’origine de ses plus belles interprétations vocales. Indéniablement, ces enregistrements, ainsi que d’autres réalisés entre 1935 et 1942, figurent parmi les plus beaux disques du jazz. Début 1939, la carrière de Billie Holiday s’envola. Elle goûta à la célébrité au « Café Society »‚ qui avait pour slogan « The wrong place for the right people » (Le mauvais endroit pour les bonnes personnes).
    Elle y resta pendant près de neuf mois, durant lesquels elle eut l’occasion de chanter « Strange Fruit » (Fruit étrange), un réquisitoire de la pratique du lynchage écrit et mis en musique par Abel Meeropol, un enseignant juif blanc qui écrivait sous le pseudonyme de Lewis Allan. Interprétée par Billie Holiday, cette chanson devint un véritable succès et contribua à sa renommée mondiale d’interprète de chansons engagées.
    Le jazz ayant évolué dans les années 40 et 50, Billie Holiday reprit à son compte certaines évolutions négatives sur les plans musical et social. Déjà buveuse invétérée, fumeuse de tabac et de marijuana, elle mangeait immodérément, adorait la mode et était réputée pour sa boulimie sexuelle ; en plus de cela, elle s’adonna aux drogues dures qui firent leur apparition dans les années 40. Elle avait déjà des relations amoureuses compliquées, mais son mariage avec Jimmy Monroe le 25 août 1941 n’arrangea rien. Cette union était en fait une liaison sporadique qui dura jusqu’à son divorce en 1957. Personne ne peut dire exactement à quel moment Billie Holiday se mit à consommer de l’opium puis de l’héroïne, ni qui l’y incita. Ces détails sont toutefois sans importance ; au début, sa qualité de chant n’était pas affectée par sa toxicomanie ; mais son caractère devenait de plus en plus imprévisible et sa réputation en pâtit. A la fin de sa vie, Billie Holiday gagnait beaucoup d’argent, 1 000 dollars par semaine, mais la moitié de cette somme passait dans son « vice ». Pourtant, elle jouissait enfin de la reconnaissance du public dont elle avait tant rêvé. Ainsi, lors du premier sondage du magazine Esquire (1943), les critiques l’avaient élu meilleure chanteuse, devant Mildred Bailey et Ella Fitzgerald.

    A cette époque de sa vie, Billie Holiday souffrit de dépressions et elle eut des problèmes de santé. En 1947, elle fut condamnée à un long internement dans un centre fédéral d’éducation surveillée dans l’ouest de la Virginie, à la demande, étonnamment, de son impresario Joe Glaser. La publicité qui entoura cette affaire eut un effet désastreux sur sa confiance en soi, tandis que l’usage de drogues la minait physiquement. Qui plus est, le big band qu’elle menait avec son mari Joe Guy lui avait coûté 35 000 dollars en 1945, et ce coup dur fut suivi de la mort de sa mère. Elle connut une autre déception sur le plan professionnel : elle qui attendait tellement du rôle qu’on lui avait donné dans un film de jazz, « New Orleans » (1946), ne put percer au cinéma. Billie Holiday et son idole Louis Armstrong devaient surtout interpréter des séquences musicales – mais la plupart disparurent au montage - et la prétendue histoire de jazz se révéla une belle ineptie ; qui pis est, Holiday et Armstrong y interprétaient des serviteurs. Ce film, un navet, fit pourtant connaître la chanteuse dans le monde entier. Quant aux amateurs de jazz, ils étaient contents de la voir à l’écran et d’entendre Holiday, Armstrong, Kid Ory, Woody Herman et d’autres musiciens. Billie Holiday décida alors de faire ses adieux au cinéma.

    Dès les années 50, Billie Holiday eut régulièrement des démêlés avec la police pour cause d’usage et de détention de stupéfiants. Ainsi, le New York Police Department lui retira sa carte professionnelle ; dès lors, elle ne pouvait plus se produire dans les établissements vendant de l’alcool, autrement dit toutes les boîtes de nuit new-yorkaises. Elle perçut cette décision comme une profonde injustice et une remise en cause de sa capacité à gagner sa vie. En 1954, elle se rendit en Angleterre où elle fit un tabac. En 1956, son autobiographie pleine de franchise (écrite avec William Dufty) dopa sa notoriété. En 1957, Holiday gagnait toujours bien sa vie. Par la suite en revanche, l’alcool et la drogue eurent des effets désastreux sur sa maîtrise du chant, au point que sa voix « éloquemment rauque » devint de plus en plus rauque au détriment de l’éloquence.

    Billie Holiday alla une deuxième fois en Europe fin 1958, puis à Londres pour participer au Chelsea At Nine Show sur la chaîne Granada en février 1959. A son retour aux Etats-Unis, son état de santé empira et, fin mai 1959, elle fut hospitalisée en raison de graves problèmes cardiaques et hépatiques. Toujours harcelée par la police (elle avait déjà été interpellée en 1949 et 1956 pour possession de drogue), elle fut arrêtée puis assignée à résidence dans sa chambre pour détention de stupéfiants et placée sous surveillance policière, le dernier outrage que lui infligea le système.
    Ainsi, la plus grande chanteuse de jazz mourut dans des conditions humiliantes le 17 juillet 1959 à 3h10 du matin, avec sur elle une liasse 750 $ qui lui avaient été versés à titre d’avance pour une série d’articles. Quelque temps avant sa mort, des désaccords étaient apparus entre un avocat, qui avait apparemment décidé de son propre chef de défendre les intérêts de la chanteuse, et Louis McKay, qu’elle avait épousé en secondes noces le 28 mars 1957. Billie Holiday ne vécut pas assez longtemps pour pouvoir se réjouir de l’avalanche de livres, biographies, études critiques, essais, articles, livrets de disques, discographies, mentions dans des ouvrages de références, chapitres dans d’innombrables livres consacrés au jazz, films et documentaires télévisés, qui dépassèrent de loin la reconnaissance dont elle bénéficia de son vivant.

    Pour compenser sa gamme vocale limitée, Billie Holiday avait notamment recours à des variations tonales et au vibrato ; elle avait en outre développé un phrasé inimitable et un style d’interprétation très personnel de chansons populaires, qui confirment son originalité et son talent. Sa diction parfaite, sa manière de jouer sur la hauteur d’un ton, sa capacité d’improvisation, sa richesse émotionnelle qui lui permettait de passer d’un optimisme enjoué, voire aguicheur, à des accents provocateurs, fiers et désenchantés, n’étaient pas le fruit du hasard. Holiday a travaillé d’arrache-pied pour s’imposer dans un milieu très difficile. Le fait qu’elle ait survécu paraît assez incroyable, mais qu’elle soit devenue la plus grande chanteuse de jazz de tous les temps tient du miracle. Aujourd’hui, elle est adulée au-delà de toutes ses espérances dans des lieux où elle était « persona non grata » de son vivant. Paradoxalement, elle n’aurait pas été surprise car, comme elle l’écrivit dans son autobiographie : « Il n’y a pas de pire business que le show business. On doit se forcer à sourire pour ne pas vomir ». Tous les néophytes étudiant la musique populaire ou le jazz sont confrontés, à un moment ou à un autre, à Billie Holiday. Sa musique et son parcours ne peuvent que les émouvoir, voire les impressionner.

    Source : VH1.com (Arte.com)
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    Message par Prométhée Jeu 28 Juin - 0:04

    Billie Holiday Pochettecq5


    Billie’s Blues :

    01. Announcement by Leonard Father

    02. Blue Moon – Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    03. All Of Me – Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    04. My Man – Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    05. Them Their Eyes – Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    06. I Cried for You – Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    07. What A Little Moonlight Can Do – Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    08. I Cover The Waterfront – Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    09. Billie’s Blues – Billie Holiday (Vocals), Buddy Defranco (Clarinet), Red Norvo (Vibes), Jimmy Raney (Guitar), Sonny Clark (Piano, First Solo), Beryl Booker (Piano, Second Solo), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    10. Lover Come Back To Me – Billie Holiday (Vocals), Buddy Defranco (Clarinet), Red Norvo (Vibes), Jimmy Raney (Guitar), Sonny Clark (Piano, First Solo), Beryl Booker (Piano, Second Solo), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    11. Blue Turning Grey Over You – Billie Holiday (Vocals), Tiny Grimes (Guitar), Heywood Henry (Tenor Sax & Baritone Sax), Bobby Tucker (Piano), Unknown Bass and Drums.
    Recorded in New-York City, USA on April 29, 1951.

    12. Be Fair With Me Baby – Billie Holiday (Vocals), Tiny Grimes (Guitar), Heywood Henry (Tenor Sax & Baritone Sax), Bobby Tucker (Piano), Unknown Bass and Drums.
    Recorded in New-York City, USA on April 29, 1951.

    13. Rocky Mountain Blues – Billie Holiday (Vocals), Tiny Grimes (Guitar), Heywood Henry (Tenor Sax & Baritone Sax), Bobby Tucker (Piano), Unknown Bass and Drums.
    Recorded in New-York City, USA on April 29, 1951.

    14. Detour Ahead – Billie Holiday (Vocals), Tiny Grimes (Guitar), Heywood Henry (Tenor Sax & Baritone Sax), Bobby Tucker (Piano), Unknown Bass and Drums.
    Recorded in New-York City, USA on April 29, 1951.

    15. Trav’lin’ Light – Billie Holiday (Vocals), Monty Kelly, Larry Neill, Don Waddilove (Trumpets), Skip Layton, Murray McEachern, Unknown (Trombones), Alvy West, Dan D’Andre, Lennie Hartman, Unknown (Reeds), Buddy Weed (Piano), Mike Pingitore (Guitar), Artie Shapiro (Bass), Willie Rodriguez (Drums), Jimmy Mundy (Arranger), & Paul Whiteman (Musical Director).
    Recorded In Los Angeles, USA on June 12, 1942 for Capitol Records.
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    Message par Prométhée Jeu 28 Juin - 0:08

    Billie's Blues

    Pour Beaucoup de ceux qui écoutent aujourd’hui les disques de Billie Holiday ou qui la connaissent surtout à travers le mémorable documentaire « The Long Night of Lady Day » (1), diffusé à la télévision il y a quelques années, Billie est moins une réalité qu’une figure culte, moins un symbole de créativité noire et de l’oppression blanche qu’une légende vivante dont le souvenir demeure vivace.

    Si Lady elle-même était encore parmi nous pour exprimer une opinion, on pourrait sans doute imaginer qu’elle préférerait tout simplement que sa réputation soit basée sur ses accomplissements en tant que chanteuse. Oui, ce fut un personnage tragique exploité par des hommes mauvais qui lui prirent son argent et lui vendirent de la drogue : oui, elle fut le sujet d’un film épouvantable qui souligna ces aspects de sa vie. Mais ce qui importe encore c’est que sa voix ne ressembla à aucun son musical jamais émis au XXe ou à un autre siècle. Ce qui compte aujourd’hui, presque trois décennies après sa mort, ce n’est pas le sensationnalisme de son livre ou de son film ou la récente pièce de théâtre qui tenta de reconstruire son personnage. Tant qu’il existe des disques pour nous faire écouter ce timbre sans égal, cet unique sens du phrasé, cette façon aigre-douce d’aborder même les paroles les plus tendres, il n’y aura aucune raison ou aucun besoin d’évaluer sa contribution d’une autre façon.

    Cette album, réunissant des enregistrements effectués lors de trois séances différentes, nous rappelle de façon aiguë ce que fut Lady Day pendant ces années magiques, les années 40 et 50, juste avant que son style de vie la détruise irrévocablement.

    Les morceaux live furent enregistrés lors d’un concert donné durant la tournée européenne d’un spectacle que j’avais monté. Intitulé Jazz Club U.S.A. (d’après une série homonyme que j’avais produite pour Voice of America), ce fut la première tournée (et, en fait la dernière) que Billie effectua sur le continent.

    Billie, bien sûr, était la vedette, mais le spectacle, comprenait aussi le trio unique et sympathique de Red Norvo, avec Jimmy Raney et Red Mitchell ; Le quartette de Buddy De Franco avec Sonny Clark au piano ; et le trio, uniquement composé de femmes, consistant en Beryl Booker au piano, Bonnie Wetzel à la contrebasse et Elaine Leighton à la Batterie.

    Ce ne fut une tournée facile pour aucun d’entre nous. Le premier concert à Stockholm fut désastreux ; l’aéroport étant envahi par la neige, on nous fit atterrir à Copenhagen et nous dûmes rejoindre la Suède en train en interminable voyage quelques heures avant le premier concert. En outre, bien que Billie ait amené son propre pianiste, Carl Drinkard, aucun de nos trois bassistes et de nos deux batteurs ne voulait l’accompagner à cause de la réputation qu’elle avait d’être quelqu’un de difficile. Finalement Red Mitchell et Elaine Leighton acceptèrent de le faire, mais alors il ne restait plus assez de temps pour répéter.

    Nous séjournâmes une semaine en Scandinavie, puis dix jours en Allemagne (certains des concerts eurent lieu dans des bases de l’armée américaine) et deux en Hollande , nous donnâmes un concert à Paris et trois en Suisse, après quoi la tournée se termina, mais Billie, Drinkard et Louis McKay, l’ami de Billie, qui devint plus tard son mari, allèrent à Londres pour y donner un dernier concert.

    Comme tout ceci le montre bien, Lady Day fut en pleine forme durant toute la tournée. Bien qu’on ait affirmé qu’elle était déjà sur le déclin, elle se montra parfaitement à la hauteur. Les encouragements du public européen, qui lui remontèrent le moral, lui permirent d’exprimer chaque nuance, chaque émotion propre à sa personnalité .Confronté à des dizaines de photographe tournant partout autour d’elle, accueillie par des admirateurs lui apportant des fleurs et réclamant des autographes, elle sentit une chaleur qui lui avait manqué, aux Etats-Unis, durant ses déprimantes tournées de clubs minables et de spectacle de variétés. (Cette tournée ayant eu lieu avant l’époque des festivals de jazz américains, aux Etats-Unis n il n’y avait, pour elle, pas beaucoup d’autres occasions de se produire).

    La tournée Jazz Club U.S.A. fut un événement unique pour Lady Day. Pour le public, elle transforma en réalité ce qui lui avait semblé, jusqu’à présent, relever de la légende. A Billie elle offrit quelques précieuses semaines durant lesquelles elle se sentit fêtée et adulée sans le moindre racisme. Une partie de la joie de ce bref interlude transparaît sur ces plages. C’est un rappel nostalgique et magnifique d’une oasis dans le désert que fut l’existence de cette chanteuse.

    Les quatre morceaux suivant, enregistrés en studio, sont des raretés dans la discographie de Holiday. Ils furent gravés après l’expiration de son contrat avec Decca et avant qu’elle signe un contrat d’exclusivité avec Norman Granz, sous la houlette duquel elle réalisa une longue série de disques durant les cinq années qui suivirent.

    Le personnel sur Be Fair To Me Baby, Blue Turning Grey (une formidable chanson de Fats Waller et Andy Razaf), Rocky Mountain Blues et Detour Ahead consiste, pense-t-on, en Tiny Grimes, guitare et direction musicales ; Haywood Henry, saxophones ténor et baryton ; Bobby Tucker, pianiste régulier de Billie à l’époque, et un bassiste et un batteur non identifiés jusqu’à présent. La séance fut organisée pour Aladdin Records à New York le 29 Avril 1951.

    Il est intéressant de noter que deux des quatre chansons sont des blues. Bien que la presse à sensation ait parlé d’elle comme d’une chanteuse de blues et que le mot ait été utilisé dans le titre de son livre et de son film, durant toute sa carrière, Billie enregistra tout au plus une dizaine de blues alors qu’elle grava d’innombrables standards de variété et de jazz. Elle fut pourtant une interprète consommée de ce genre musical, comme Be Fair To Me Baby et Rocky Mountain le montrent éloquemment. Notez aussi que ce disque offre aussi l’un des premiers enregistrements importants de Detour Ahead, standard composé et, à l’origine gravé par les Soft Winds (Herb Ellis, Lou Carter et John Frigo).

    Trav’lin Light est unique en son genre. C’est le seul morceau enregistré par Billie avec l’orchestre de Paul Whiteman (2), qui avait été une personnalité importante du monde de la radio et des concerts durant les années 20 et 30. Etant sous contrat avec une autre marque, Billie fut mentionnée, sur le disque original réalisé pour Capitol, sous le nom de « Lady Day ». le magnifique arrangement de big band de Jimmy Mundy, l’émouvante mélodie de Trummy Young (tromboniste ayant joué avec le grand orchestre de Jimmie Lunceford) et les paroles de Johnny Mercer séduisirent Billie, qui garda longtemps cette chanson dans son répertoire. Le trombone soliste de la formation de Whiteman était Skip Layton.

    Trav’lin Light fut enregistré le 12 juin 1942, alors que le label Capitol venait d’être fondé. Quelques semaines plus tard à peine, la terrible interdiction d’enregistrer fut promulguée par le syndicat des musiciens (3), empêchant Billie et de nombreux autres musiciens, pendant un ou deux ans, de se rendre dans les studios.

    Lorsque vous aurez écouté ces morceaux, vous aurez certainement envie de recommencer immédiatement, et vous entendrez de nouveau ce cri plaintif : «Oo-wee, mountain, you’re rocky all the way… but if I live and nothing happens, I’ll reach the top some sunny day», (Oo-wee, montagne, tu es escarpée jusqu’au bout… mais si je vis et que rien n’advient, j’atteindrai le sommet par un beau jour ensoleillé). Malgré tous ces obstacles, en un sens, Billie Holiday est parvenue au sommet de cette montagne. Son écho plaintif nous parvient, aujourd’hui encore, de son pic solitaire.


    Leonard Feather (3)



    (1)« The Long Night of LADY DAY », A TCB Releasing Ltd. production in cooperation with BBC-TV, 1984. Directed by John Jeremy, research by Jim Gilmore, production by Alan Yentob.

    (2)Pendant environ deux ans, de 1942 à 1944, les seuls disques disponibles aux USA étaient les V-discs, du fait de l'embargo du syndicat des musiciens faisant suite à des problèmes de droits sur la reproduction radio des oeuvres.

    (3)Feather Leonard, était un critique, producteur, pianiste et compositeur de jazz américain, né à Londres le 9 septembre 1914, décédé à Los Angeles le 22 septembre 1994.
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    Message par Prométhée Jeu 28 Juin - 0:32

    01. Announcement & 02. Blue Moon
    Leonard Feather (Announcement), Billie Holiday (Vocals), Carl Drinkard (Piano), Red Mitchell (Bass), Elaine Leighton (Drums).
    Recorded Live in Köln, Germany on January 5, 1954.

    13. Rocky Mountain Blues
    Billie Holiday (Vocals), Tiny Grimes (Guitar), Heywood Henry (Tenor Sax & Baritone Sax), Bobby Tucker (Piano), Unknown Bass and Drums.
    Recorded in New-York City, USA on April 29, 1951.
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    Message par Prométhée Jeu 28 Juin - 1:39

    BILLIE’S BLUES :


    01. ANNOUNCEMENT

    Transcription de la présentation faite par Leonard Feather lors du concert du 5 janvier 1954 à Cologne.
    « Je suis fier de vous présenter ce soir la chanteuse vedette de ce concert. Sa voix est la voix même du jazz ; une voix qui ne peut-être imitée, qui est devenue célèbre dans le monde entier grâce à une centaine de disques merveilleux. Elle sera accompagnée par Carl Drinkard, au piano, Elaine Leighton à la batterie, et Red Mitchell à la contrebasse. Mesdames et Messieurs, la grande Lady Day, Miss Billie Holiday ! »


    02. BLUE MOON (Richard Rodgers, Lorenz Hart)

    Blue moon,
    you saw me standing alone
    without a dream in my heart
    without a love on my own.

    Blue moon,
    you knew just what I was there for
    you heard me saying a prayer for
    somebody I really could care for.

    And then there suddenly appeared before me,
    the only one my arms will ever hold
    I heard somebody whisper, "Please adore me."
    and when I looked,
    the moon had turned to gold.

    Blue moon,
    now I'm lo longer alone
    without a dream in my heart
    without a love on my own.


    03. ALL OF ME (Seymour Simons, Gerald Marks)

    You took my kisses and all my love
    You taught me how to care
    Am I to be just remnant of a one side love affair

    All you took
    I gladly gave
    There is nothing left for me to save

    All of me
    Why not take all of me
    Can't you see
    I'm no good without you
    Take my lips
    I want to loose them
    Take my arms
    I'll never use them
    Your goodbye left me with eyes that cry
    How can I go on dear without you
    You took the part that once was my heart
    So why not take all of me


    04. MY MAN (Channing Pollock, Maurice Yvain, Albert Willemetz, Jaques Charles)

    It cost me a lot
    But there's one thing that I've got
    It's my man
    It's my man

    Cold or wet
    Tired, you bet
    All of this I'll soon forget
    With my man

    He's not much on looks
    He's no hero out of books
    But I love him
    Yes, I love him

    Two or three girls
    Has he
    That he likes as well as me
    But I love him

    I don't know why I should
    He isn't true
    He beats me, too
    What can I do?

    Oh, my man, I love him so
    He'll never know
    All my life is just a spare
    But I don't care
    When he takes me in his arms
    The world is bright
    All right

    What's the difference if I say
    I'll go away
    When I know I'll come back
    On my knees someday

    For whatever my man is
    I'm his forevermore


    05. THEM THEIR EYES (Maceo Pinkard, William Tracey, Doris Tauber)

    I fell in love with you first time I looked into
    Them there eyes
    You've got a certain lil' cute way of flirtin' with
    Them there eyes
    They make me feel happy
    They make me feel blue
    No stallin'
    I'm fallin'
    Going in a big way for sweet little you
    My heart is jumpin'
    Sure started somethin with
    Them there eyes
    You'de better watch them if you're wise
    They sparkle
    They bubble
    They're gonna get you in a whole lot of trouble
    You're overworkin' them
    There's danger lurkin' in
    Them there eyes

    Maybe you think I'm just flirtin'
    Maybe you think I'm all lies
    Just because I get romantic when I gaze in
    Them there eyes


    06. I CRIED FOR YOU (Arthur Freed, Gus Arnheim, Abe Lyman)

    I cried for you
    Now it's your turn to cry over me
    Every road has a turning
    That's one thing you're learning
    I cried for you
    What a fool I used to be
    Now I've found two eyes
    Just a little bit bluer
    I've found a heart
    Just a little bit truer
    I cried for you
    Now it's your turn to cry over me


    07. WHAT A LITTLE MOONLIGHT CAN DO (Harry Woods)

    Ooh, ooh, ooh
    What a little moonlight can do
    Ooh, ooh, ooh
    What a little moonlight can do to you
    You in love
    Your heart's fluttering all day long
    You only stutter cause you for sure
    Just throw that out of the way
    I love you
    Ooh, ooh, ooh
    What a little moonlight can do
    Wait a while
    Till a little moonbeam comes peepin' through
    He'll get bored
    You can't resist him
    All you'll say
    When you have kissed him is
    Ooh, ooh, ooh

    What a little moonlight can do
    Ooh, ooh, ooh


    08. I COVER THE WATERFRONT (Johnny W. Green, Edward Heyman)

    Away from the city that hurts and knocks,
    I'm standing alone by the desolate docks
    in the still and the chill of the night
    I see the horizon the great unknown
    my heart has an ache
    it's as heavy as stone
    with the dawn coming on, make it last

    I cover the waterfront
    I'm watching the sea
    Will the one I love
    Be coming back to me

    I cover the waterfront
    In search of my love
    An I'm covered
    By a starlit sky above

    Here am I
    Patiently waiting
    Hoping and longing
    Oh how I yearn
    Where are you
    Have you thought back time
    Will you remember
    Will you return

    Will the one I love
    Be coming back
    To me


    09. BILLIE’S BLUES (Billie Holiday)

    Lord I love my man, tell the world I do
    I love my man, tell the world I do
    But when he mistreats me
    Makes me feel so blue

    My man wouldn't give me no breakfast
    Wouldn't give me no dinner
    Fought about my supper and put me outdoors
    Had the dark clay make black spots on my clothes
    I didn't have so many
    But I had a long, long way to go

    Some men like me talkin' happy
    Some calls it snappy
    Some call me honey
    Others think I got money
    Some tell me baby you're built for speed
    Now if you put that all together
    Makes me everthing a good man needs


    10. LOVER COME BACK TO ME (Sigmund Romberg, Oscar Hammerstein II)

    You went away
    I let you
    We broke the ties that bind
    I wanted to forget you
    And leave the past behind
    Still, the magic if the night I met you
    Seems to stay forever in my mind

    The sky was blue
    And high above
    The moon was new
    And so was love
    This eager heart of mine was singing
    Lover where can you be
    You came at last
    Love had its day
    That day is past
    You’ve gone away
    This aching heart of mine is singing
    Lover come back to me
    When I remember every little thing
    You used to do
    I'm so lonely
    Every road I walk along
    I walk along with you
    No wonder I am lonely
    The sky is blue
    The night is cold
    The moon is new
    But love is old
    And while I’m waiting here
    This heart of mine is singing
    Lover come back to me
    When I remember every little thing
    You used to do
    I grow lonely
    Every road I walk along
    I walk along with you
    No wonder I am lonely
    The sky is blue
    The night is cold
    The moon is new
    But love is old
    And while I’m waiting here
    This heart of mine is singing
    Lover come back to me


    11. BLUE TURNING GREY OVER YOU (Fats Waller, Andy Razaf)

    Gee, how I miss
    Your tender kiss,
    And the wonderful things we would do.

    Now I run my hands
    Through silvery strands--
    You left me blue turning grey over you.

    You used to be
    So good to me--
    That's when I was a novelty.

    Now, you've new friends in view,
    You've found someone new,
    And left me blue turning grey over you.


    12. BE FAIR WITH ME BABY (Darnell, Mesner)

    I'm helpless without you baby, I've almost lost my mind
    bis
    I'm blue and confused since you left me behind

    My friends all know it baby, the tears I cannot hide
    bis
    You've changed your disposition and thrown my love aside

    Be ffair with me baby, our love can start anew
    bis
    I'm blue and helpless baby and I'm worried about you
    yes i'm worried, I got the helpless blues


    13. ROCKY MOUNTAIN BLUES (Frank Haywood, M. Tucker)


    14. DETOUR AHEAD (Lou Carter, Herb Ellis, Johnny Frigo)

    Smooth road, clear day
    But why am I the only one
    Travelin' this way
    How starnge the road you love
    Should be so easy
    Can there be a detour ahead

    Wake up, slow down
    Before you crash in that yard
    None of that plown
    You fool, you're headin'
    In the wrong direction
    Can't you see the detour ahead

    The further you travel
    The harder to unraffle
    The way he spins around you
    Turn back while there is time
    Can't you see the danger sign
    Subshoulders surround you

    Smooth road, clear night
    Oh lucky me, that suddenly
    I saw the light
    I'm turniung back away
    From all this trouble

    Smooth road, smooth road
    No detour ahead


    15. TRAV’LIN’ LIGHT (Johnny Mercer, Jimmy Mundy)

    I'm trav'lin' light
    Because my man has gone
    So from now on
    I'm trav'lin' light
    He said goodbye
    And took my heart away
    So from today
    I'm trav'lin' light

    No one to see
    I'm free as the breese
    No one but me
    And my menories
    Some lucky night
    He may come back again
    So untill then
    I'm trav'lin' light

    No one to see
    I'm free as the breese
    No one but me
    And my menories
    Some lucky night
    He may come back again
    So untill then
    I'm trav'lin' light


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    Message par Mara Jeu 28 Juin - 13:47

    Une idée délicieuse qu'un petit arrêt chez miss Holiday.
    vive yousendit...

    Merci Prom'. Smile


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    Message par Shogun Jeu 28 Juin - 17:30

    Magnifique, holiday et sa nonchalance dramatique, elle vibre sans echo, simple, profonde sans exageration, un type de smooth avan l'heure


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    ano sumimasen paspotuga otimashitayo !

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