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    Message par Elixir Mar 4 Déc - 23:28

    Bonsoir,

    Je voulais savoir si quelqu'un était allé voir au Grand Palais l'expo sur Gustave Courbet?
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    Message par Mara Mer 5 Déc - 15:15

    Elixir a écrit:Bonsoir,

    Je voulais savoir si quelqu'un était allé voir au Grand Palais l'expo sur Gustave Courbet?
    malheureusement non, mais pour ma part, j'aurais aimé.

    Tu l'as vue ???

    Je n'apprécie pas tout chez Croubet loin de là, mais une belle expo bien construite sur son oeuvre doit être un délice.

    NB : une majorité de sudistes sur ces pages... je pense appréciant Paris (voire adorant Paris dans mon cas), mais pas souvent sur place. Wink


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    Message par Elixir Mer 5 Déc - 17:03

    Je vais allée la voir.

    Comme toi, je n'apprécie pas tout de Courbet mais je pense que ce sera une belle expo.

    Je vous raconterai... saut
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    Message par Mara Mer 5 Déc - 19:37

    Très bien, on attend ton avis, donc...

    a propos d'expos, il y a aussi, je crois une expo Chaïm Soutine à Paris, je ne sais pas si tu connais et apprécies, mais perso, si je pouvais "monter" à la Capitale, ce serait ma priorité. ok-ok

    Au fait, n'hésite pas à donner ton avis, critiquer et ajouter ce que bon te plaira dans la rubrique art. Nous avons lancé quelques sujets, mais évidemment rien n'est clos, et s'il y a un domaine où ça papote dans le coin, c'est bien celui-ci.


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    Message par Elixir Mer 5 Déc - 22:35

    Non je ne connais pas Chaïm Soutine, mais je vais regarder sur le net pour me documenter.
    Si je vais visiter l'expo, je te ferai un petit compte rendu tape tape tape
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    Message par Prométhée Ven 11 Jan - 17:29

    Gustave Courbet
    Galeries nationales du Grand Palais


    13.10.07 - 28.01.08


    L’exposition

    Avec 120 peintures, 60 photographies et une trentaine d’œuvres graphiques, cette rétrospective autour de l’œuvre de Gustave Courbet (1819-1877) est un événement ! Elle met en lumière la complexité d’une œuvre protéiforme et de ses rapports avec la représentation du réel et la tradition picturale.

    L’exposition réévalue la place de l’artiste dans son époque, offre une analyse inédite de ses liens avec la photographie, donne les clefs de compréhension du discours réaliste des années 1848-1855 et de ses conséquences pour l’histoire de l’art. L’exposition souligne enfin l’influence décisive de l’œuvre de Courbet pour les tenants de la nouvelle peinture des années 1860 et pour les débuts de l’impressionnisme.

    L’invention de Courbet
    Un ensemble important d’autoportraits de jeunesse, peints ou dessinés entre 1840 et 1855, témoigne de la vision « romantique » de l’artiste, qui se place au centre de son œuvre.

    De l’intime à l’histoire
    Courbet, fidèle à ses racines, s’inspire de son terroir natal tout au long de sa vie et tout particulièrement pour ses premières grandes toiles. Celles-ci préfigurent ses manifestes artistiques, Un enterrement à Ornans et L’Atelier du peintre. Les Paysages occupent une place centrale dans l’art de Courbet : deux séries consacrées aux grottes et aux vagues sont rassemblées pour la première fois. Ce thème explore les liens avec la photographie contemporaine – avec Le Gray, Le Secq et Giroux notamment.

    La tentation moderne
    Durant les années 1860, Courbet est au faîte de sa célébrité et devient une référence pour la génération des jeunes artistes de la nouvelle peinture et des débuts de l’impressionnisme. Leurs œuvres le stimulent en retour, notamment autour du portrait et du sujet moderne.

    Le nu, la tradition transgressée
    Courbet peint ses premiers nus féminins vers 1840. La présentation des Baigneuses en 1853 affirme sa fidélité à la tradition et sa volonté d’un renouveau réaliste. Autour de L’Origine du Monde, fameux tableau peint en 1866, l’ensemble des grandes toiles consacrées à ce thème est exceptionnellement réuni.

    Le peintre en chasseur mélancolique
    Le thème de la chasse occupe une place particulière, au regard de la peinture d’histoire. L’exposition présente un important ensemble autour des grands formats – L’Hallali du cerf (1866, musée des Beaux-Arts de Besançon), Le Combat de cerfs (1861, musée départemental Gustave Courbet, Ornans).

    L’expérience de l’histoire : Courbet et la Commune
    Courbet entretient des liens complexes avec la politique. Il s’engage dans l’action à l’occasion du siège de Paris et de la Commune où il préside la Fédération des Artistes. Il paye cher cette implication, notamment la destruction de la colonne Vendôme. Emprisonné, malade, il s’exile en Suisse en 1873. Courbet est désormais un artiste « survivant ». Hormis dans l’Autoportrait à Sainte-Pélagie (1861, musée départemental Gustave Courbet, Ornans), le peintre ne traite pas directement ces événements. La série mélancolique de natures mortes, peintes entre 1871 et 1873, exprime tout son désarroi. L’exposition se conclut sur les trois tableaux consacrés aux Truites de la Loue, métaphores du douloureux destin de l’artiste.

    Balthasar Burkhard, photographe suisse, a été invité à exposer, en regard de l’œuvre de Gustave Courbet, plusieurs épreuves de grandes dimensions. Ces œuvres sont présentées dans l’escalier monumental des Galeries nationales du Grand Palais.

    Une exposition organisée par la Rmn et le musée d’Orsay avec The Metropolitan Museum of Art, New York, et la Communauté d’agglomération de Montpellier / musée Fabre. Avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller.

    Commissaires
    Laurence des Cars, conservateur au musée d’Orsay
    Dominique de Font-Réaulx, conservateur au musée d’Orsay
    Gary Tinterow, Engelhard Curator in Charge, Department of the Nineteenth-century, Modern and Contemporary Art at The Metropolitan Museum of Art
    Michel Hilaire, directeur du musée Fabre de Montpellier

    L’exposition sera présentée au Metropolitan Museum of Art du 27 février 2008 au 18 mai 2008 et au musée Fabre du 13 juin 2008 au 28 septembre 2008.

    Source: http://www.grandpalais.fr/
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    Message par Prométhée Ven 11 Jan - 17:32

    Elixir a écrit:Si je vais visiter l'expo, je te ferai un petit compte rendu tape tape tape

    Alors Elixir, tu en es où avec cette rétrospective?
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    Message par Prométhée Ven 11 Jan - 17:35

    Prométhée a écrit:L’exposition sera présentée au musée Fabre du 13 juin 2008 au 28 septembre 2008.

    Mara cela te tenterait-il une journée à Montpellier entre le 13 juin et 28 septembre?
    Mara
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    Message par Mara Ven 11 Jan - 19:50

    Prométhée a écrit:
    Prométhée a écrit:L’exposition sera présentée au musée Fabre du 13 juin 2008 au 28 septembre 2008.

    Mara cela te tenterait-il une journée à Montpellier entre le 13 juin et 28 septembre?
    héhé, of course !!!

    Montpellier c'est à deux pas, j'aimerais assez me forger un avis plus approfondi sur Courbet, que je connais mal et dont je n'apprécie pas toutes les toiles (notamment celles que l'on regroupe autour du thème de la chasse, auquel tu faisais référence plus haut).

    Voilà une idée sacrément tentante. ok-ok


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    Message par Prométhée Ven 11 Jan - 19:55

    Mara a écrit:
    Prométhée a écrit:
    Prométhée a écrit:L’exposition sera présentée au musée Fabre du 13 juin 2008 au 28 septembre 2008.

    Mara cela te tenterait-il une journée à Montpellier entre le 13 juin et 28 septembre?
    héhé, of course !!!

    Montpellier c'est à deux pas, j'aimerais assez me forger un avis plus approfondi sur Courbet, que je connais mal et dont je n'apprécie pas toutes les toiles (notamment celles que l'on regroupe autour du thème de la chasse, auquel tu faisais référence plus haut).

    Voilà une idée sacrément tentante. ok-ok

    Rendez-vous est pris.
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    Message par Elixir Mar 15 Jan - 22:24

    Prométhée a écrit:
    Elixir a écrit:Si je vais visiter l'expo, je te ferai un petit compte rendu tape tape tape

    Alors Elixir, tu en es où avec cette rétrospective?

    Et bien pas grand choses... lol. Je n'y suis pas encore allée briques .
    Je sais ... il ne me reste que quelques jours Confused Je vais essayer de la faire cette expo!
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    Message par Prométhée Dim 3 Fév - 22:18

    Gustave COURBET I5481_1855LAtelierCopies

    Gustave Courbet : l’Atelier, 1855
    Dimensions : 5.98 m x 3.59 m
    Peinture à l’huile sur toile
    Musée d’Orsay, Paris.

    « Grand Format »

    Lorsque Courbet commence sa carrière de peintre, le classicisme règne en maître sur la France. Pourtant, dès ses premiers tableaux, il invente un style nouveau, réaliste. Avec son Atelier peint en 1855, il ne se contente pas d’attaquer l’académisme figé, mais revendique aussi un engagement politique.


    Un Atelier s’ouvre au monde

    Parmi une trentaine de personnages représentées grandeur nature par Gustave Courbet sur ce tableau, celle que l’on remarque la première est la femme nue à la peau clair, debout à coté du peintre. C’est elle qui capte tous les regards, et non le deuxième nu, masculin celui-là, que l’on devine dans l’ombre, attaché à une planche, tel un martyr au supplice.

    Pour les contemporains de Courbet – du moins ceux qui étaient familiarisés avec ses idées – ces deux nus ont une signification précise. Le personnage laissé dans l’ombre – un mannequin servant à l’étude des poses et des proportions –, symbolisait pour Courbet la tradition académique, coupée du réel. Lui se préoccupait moins de la tradition que de la réalité, incarnée ici, dans tout le sens du mot, par la femme nue.
    Courbet faisait passer le monde réel avant les conventions artistiques. Il lui semblait que les académies ne faisaient que pervertir l’œil, le jeune garçon qui dessine par terre, à droite du modèle, montre ce que l’artiste considérait comme la bonne démarche. Et ce n’est pas un hasard s’il a banni le mannequin de son champ de vision.

    Pour Courbet, appartenaient aussi au monde réel les gens qu’on regardait à l’époque comme indignes d’entrer dans le monde de l’art. Les ouvriers, les vétérans réduits à la mendicité, ou encore la femme qui allaite son enfant sans pour autant ressembler à une madone. Courbet les réunit sur la partie gauche de ce tableau aux dimensions imposantes (359 cm sur 598), exposé aujourd’hui au Musée d’Orsay à Paris. Sur la partie droite, il représente des amis, des compagnons de route, des gens qui prennent part à son œuvre. Quant à l’atelier lui-même, il est seulement esquissé. Courbet ne souhaitait pas tant représenter un lieu précis qu’une « allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique ».


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    Message par Prométhée Dim 3 Fév - 22:28

    Gustave COURBET I4906_Courbet02

    Gustave COURBET I4909_Courbet1copie

    Une Galerie de contemporains

    Ce tableau a été peint en 1855. Sept ans plus tôt, la France était secouée par une révolution : en 1848, les parisiens assaillaient le Palais Royal, obligeaient le roi Louis-Philippe à abdiquer et proclamaient la république. Les combats de rue qui suivirent firent 10000 morts. S’il n’y participa pas l’arme au poing, Courbet était clairement du coté des révolutionnaires et dessina un emblème pour la couverture de l’une de leurs revues éphémères.

    Dans sa jeunesse, son grand-père lui avait inculqué des idées antimonarchistes et anticléricales. Courbet l’a peint sur son tableau avec le haut-de-forme et l’habit noir des fossoyeurs, allusion à un autre de ses tableaux de 1849/1850 intitulé Un Enterrement à Ornans. «En 1848, il avait quatre vingt-trois ans », écrira plus tard l’artiste. « Comme il ne pouvait manger sans moi, un jour, en dînant, je lui dis : - répondit-il. » Courbet commentera alors : « Pour moi, ces paroles étaient si blessantes, car à quoi sert la vie si les enfants n’en font pas plus que leurs pères. »

    A gauche du tableau figure un vétéran de la Révolution de 1978 : un vieil homme en manteau clair, avec un chapeau qui dissimule ses yeux, et un sac en bandoulière. Né en 1819, Courbet a connu ces anciens sans-culottes dans sa jeunesse. Le fait qu’il en accueille un dans sa galerie personnelle montre à quel point il était attaché à la tradition révolutionnaire de son pays.

    L’homme assis prés de ses chiens est un chasseur. (une nouvelle interprétation voudrait faire de ce personnage l’empereur Napoléon III, mais cette version ne nous convainc guère). Courbet était lui même chasseur et il a peint par la suite de nombreuses scènes de chasse. Entre le grand-père et le chasseur se trouve un marchand d’étoffes occupé à vanter ses articles. Pour Courbet, il faut être un tentateur, un affameur de pauvres, pour proposer du drap doré à des gens qui n’en ont pas les moyens. Gustave Flaubert a décrit un personnage analogue dans « Madame Bovary ». Flattant son goût du luxe, il pousse l’héroïne à s’endetter et contribue ainsi à son malheur. Le roman parut en 1857, c’est-à-dire deux ans parés que Courbet eut achevé sa toile.

    Tandis qu’un Saltimbanque en costume bigarré contemple l’étoffe d’un air visiblement intéressé, l’ouvrier ne semble pas lui prêter la moindre attention. Les bras croisés sur la poitrine, ce digne représentant de la nouvelle classe des prolétaires porte une casquette à visière qui fait pendant au haut-de-forme bourgeois. A l’époque, les ouvriers sont sans défense, travaillent jusqu’à 14 heures par jour et son mal payés. Ils n’ont pas le droit de se regrouper pour protester, et les grèves locales sont rapidement réprimées.

    Cependant, certains intellectuels prennent conscience de la misère des ouvriers et la rendent publique, exigeant des réformes. Parmi eux figure l’écrivain Pierre Joseph Proudhon (1) (1809-1865) qui apparaît sur la partie droite du tableau, dans un groupe situé à l’arrière-plan. On le reconnaît à sa calvitie et à ses lunettes cerclées de métal. Il est l’auteur de la célèbre phrase-manifeste : « La propriété, c’est le vol ».

    Pierre Joseph Proudhon (1) : Besançon 1809 – Paris 1865, théoricien politique français, considéré comme le fondateur de l’anarchisme. Dès 1840 dans son retentissant Qu’est-ce que la propriété ?, il montre que seuls la disparition du profit capitaliste et le crédit gratuit mettront fin aux injustices sociales. Ses thèses ouvriéristes et son refus des solutions autoritaires du communisme (la philosophie de la misère,1846) lui valent l’hostilité de K.Marx. Publiciste remarqué (le Peuple, la Voix du peuple), il précise la thématique de l’anarchisme (l’Idée générale de la révolution au XIXe siècle, 1851) et se fait promoteur du fédéralisme politique et économique.

    Gustave COURBET I5068_1865PierreJosephProudhonetsesenfantsCopie

    Gustave Courbet : Pierre Joseph Proudhon et ses enfants, 1865
    Dimensions : 1.47 m x 1.98 m
    Peinture à l’huile sur toile
    Musée du Petit Palais, Paris



    Gustave COURBET I5072_1865PortraitdePierreJosephProudhoncopie

    Gustave Courbet : Portrait de Pierre Joseph Proudhon, 1865
    Peinture à l’huile sur toile
    Musée d’Orsay, Paris


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    Message par Prométhée Dim 3 Fév - 22:51

    Gustave COURBET I4906_Courbet02

    Gustave COURBET I4912_Courbet2copie

    Une insulte au bon goût

    L’Atelier fut rejeté par Proudhon qui ne le trouvait pas assez engagé politiquement. Mais il fut aussi rejeté par les critiques bourgeois, car il ne répondait pas aux critères artistiques alors en vigueur. On considérait à l’époque que l’art devait forger des idéaux et transfigurer le monde, célébrer l’élite – les princes et les grands esprits – et ignorer le commun. Il devait élever le sens moral des motifs religieux et des scènes héroïques, ou encore stimuler l’imagination au moyen de paysages évocateurs ou exotiques, sans toutefois soulever des sujets polémiques.

    Fils d’un riche propriétaire terrien franc-comtois, Courbet récusa tous ces préceptes. Ainsi dans son tableau Un Enterrement à Ornans, qui date de 1850, on ne trouve ni douleur pathétique, ni dimension métaphysique de la mort – on n’y voit que de simples villageois, un chien, un prêtre renfrogné et des enfants de chœurs qui s’ennuient.

    Ce tableau « réaliste » provoqua un scandale analogue à celui suscité l’année précédente par Les Casseurs de pierres. Le peintre y montre deux cantonniers en guenilles, deux pauvres hères accablés. Les journaux de l’époque s’en gaussèrent et publièrent des caricatures mettant toujours en scène, de façon disproportionnée, les sabots dont l’un d’eux est chaussé. Le gamin devant le chevalet porte aussi des sabots et lui non plus n’est pas vêtu à la mode bourgeoise. Ce personnage est une allusion aux Casseurs de pierres., de même que le fossoyeur rappelle Un Enterrement à Ornans.

    Les contemporains de Courbet s’attachèrent moins à ces références qu’à la scène qui se déroule dans l’atelier. Et si leur jugement tenait compte de critères artistiques, il fut aussi influencé par la bien séance bourgeoise. Un critique se déclara indigné par l’enfant debout devant le chevalet et regardant la femme nue. Il dénonça la transgression de plusieurs règles : l’exposition en public d’une personne nue, surtout en présence d’une dame (comme celle qui se tient ici à droite) ou d’enfants, relevait de l’impudence. Mais le comble de l’indécence était atteint lorsqu’une dame voyait un enfant contemplant une dame nue. Dans la société pudibonde du Second Empire, cela était ressenti comme une provocation. Par ailleurs, il faut rappeler qu’au 19ème siècle, dans les villes, alors en plein essor, on commença à séparer rigoureusement les riches des pauvres. Si la noblesse se démarquait par sa naissance, la bourgeoisie enrichie par l’industrie et le commerce se démarquait géographiquement du peuple, en s’installant dans des quartiers distincts. Des personnages comme le « petit mendiant » ou – pour citer le même critique – la « mendiante crasseuse, grasse et indécente » qui donne le sin à son bébé, on ne voulait les voir ni dans la réalité, ni en peinture.

    Courbet peignit L’Atelier pour l’Exposition universelle de 1855. Après que Londres eut organisé en 1851 la première de ces grandes manifestations, Paris allait relever le défi et tenter de surpasser l’exposition précédente. Contrairement à Londres, Paris exposa également de objets conçus pour répondre aux besoins des ouvriers et améliorer la situation des plus défavorisés, ainsi que des œuvres d’art. Courbet envoya quatorze toiles, dont onze furent retenues. L’Atelier figurait parmi les œuvres refusées.
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    Message par Prométhée Lun 4 Fév - 2:33

    Gustave COURBET I4906_Courbet02

    Gustave COURBET I5176_Courbet3copie

    Salut au poète maudit

    Charles Baudelaire (1821- 1867) fut l’un des proches de Courbet entre 1848 et 1855. Le peintre avait fait sa connaissance au moment de la révolution de 1848, alors que Baudelaire participait à la création de la revue radicale « Le Salut Public », dont Courbet dessina l’emblème de couverture. A la fin des années 1840, il fit son portrait assis à une table entrain de lire. Dans l’Atelier, on retrouve Baudelaire dans la même attitude. C’est probablement par manque de place qu’ici, le poète est représenté assis sur la table. Absorbé dans la lecture de son livre, il ne prête pas attention aux autres visiteurs. Il n’a même pas l’air de remarquer la présence du peintre. Il est bien loin, le temps où ils se battaient ensemble pour un avenir meilleur.

    Baudelaire a perdu tout espoir dans le progrès. Désormais, il raille les « bons français » qui s’imaginent que le progrès, c’est « la vapeur, l’électricité et l’éclairage au gaz, miracles inconnus des romains », et qui pensent que « ces découvertes témoignent pleinement de notre supériorité sur les anciens ». Il met aussi en garde contre l’espoir d’un progrès en art et dans le domaine social, même si l’on croit en discerner la trace dans le passé. « Mais où est », écrit-il, « je vous prie, la garantie du progrès pour le lendemain ? » Courbet lui oppose la question : « A quoi sert la vie si les enfants n’obtiennent davantage que leurs pères ? » Les deux hommes n’ont visiblement plus grand-chose à se dire.

    Ces citations de Baudelaire sont extraites d’un articles écrit à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1855. Il s’y insurgeait contre l’optimisme béat qu’exhalait cette manifestation. Lui préférait célébrer les forces de destructions, de l’autodestruction, la fascination éprouvé e pour la beauté du mal et du néant : « Sous une lumière blafarde / Court, danse et se tord sans raison / La vie, impudente et criarde », écrit-il dans l’un des poèmes des « Fleurs du Mal », dont une première sélection parut la même année, en 1855.

    Parmi les femmes que Baudelaire aima d’un amour autodestructeur, figurait Jeanne Duval (1), « sorcière au flanc d’ébène, enfant des noirs minuits,… » Courbet l’avait peinte se contemplant dans un miroir. Cependant, au moment de l’Exposition, Baudelaire en aimait une autre et Courbet fit disparaître de sa toile la belle mulâtresse qui n’apparaît plus que comme un graffiti sur le mur.
    D’après ce que nous savons, les femmes n’ont pas joué un rôle majeur dans la vie du peintre. Il ne semble pas non plus qu’il ait eu, comme Baudelaire, des tendances suicidaires. En revanche, il souffrait d’une soif maladive de reconnaissance, difficile à satisfaire, et d’un penchant à la vantardise assez insupportable. Ainsi, dans son Atelier, il se place en pleine lumière, maniant le pinceau d’un geste auguste, entouré d’un public d’admirateurs. Il s’est même représenta de profil – un profil dont il était très fier - , alors qu’il devrait logiquement figurer de dos, assis devant son chevalet.

    Il lui semblait intolérable qu’on l’empêche de montrer justement cette œuvre là au public. Aussi demanda-t-il l’autorisation d’organiser sa propre exposition et construisit un pavillon en bois, juste à coté de l’entrée de l’exposition principale. L’enseigne annonçait : « Réalisme. G.Courbet ».

    Jeanne Duval (1) : http://baudelaire.litteratura.com/?rub=vie&srub=per&id=5


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    Message par Prométhée Lun 4 Fév - 2:33

    Gustave COURBET I4906_Courbet02

    Gustave COURBET I6133_Courbet4copie

    Un peintre entre en politique

    Jamais on n’avait vu en France un acte d’indépendance semblable, écrivit Courbet à propos de son exposition personnelle. Cette remarque, aussi orgueilleuse soit-elle, est fondée en un certain sens. Jamais encore, à Paris, un artiste n’avait pris la liberté de présenter publiquement des œuvres refusées par un jury officiel. Mais la contre-exposition eut peu de succès. La plupart des critiques furent acerbes et le public, rare. Il faut dire que tout à coté, les visiteurs pouvaient admirer des œuvres venues de plusieurs pays d’Europe, y compris d’autres toiles de Courbet. En outre, l’entrée du pavillon Courbet était payante, ce qui était inhabituel.

    A la clôture de l’exposition, la toile fut roulée et ramenée dans l’atelier parisien de Courbet qu’elle représentait. Elle ne fut vendue qu’après la mort du peintre, et il fallu attendre 1920 pour que quelques amateurs d’art comprennent qu’il s’agissait là d’un des chefs-d’œuvre du 19ème siècle. Une souscription publique permit alors au Louvre d’acquérir le tableau.

    Après l’Atelier, Courbet cessa de montrer sur ses toiles des personnages dont la pauvreté était susceptible de choquer la sensibilité bourgeoise. Mais il resta fidèle à ses convictions socialistes et républicaines. Il en donna la preuve en 1871, l’année néfaste de la défaite française face à l’Allemagne. En Mars, le gouvernement quitta Paris pour se réfugier à Versailles. Le peuple se souleva et proclama la Commune. Courbet, qui avait offert ses services, fut nommé commissaire aux Beaux-Arts. Il organisa la protection des musées et des monuments de la capitale contre la populace, et voulut exposer la colonne Vendôme, ce symbole de domination impériale, avec les guenilles mortes de l’Histoire devant les Invalides. Elle fut finalement abattue.

    Les troupes gouvernementales écrasèrent la Commune, fusillant 25000 personnes en une semaine, et Courbet fut mis en prison. Rendu responsable de la disparition de la colonne, il fut sommé de la rétablir à ses frais. Les agents du gouvernement pénétrèrent dans ses deux ateliers et saisirent meubles et tableaux. Courbet se réfugia en Suisse, où il mourut en 1877, aigri et ruiné.

    Parmi les personnages qui figurent sur l’Atelier, certains eurent également affaire à la justice. Baudelaire dut défendre au tribunal ses « fleurs du mal », accusées d’obscénité. Proudhon fut condamné à la prison pour ses écrits socialistes. Quant à Max Buchon, un ami d’enfance de Courbet , debout à droite de Proudhon, il dut s’exiler après la révolution de 1848.
    Ainsi, cette œuvre majeure du 19ème siècle peut également se lire comme un document politique. Son style, autant que la biographie des hommes qu’elle représente, témoignent du combat que Courbet a mené, avec quelques-uns de ses contemporains, contre les idées et les puissances dominantes de son époque.

    Source: Les dessous des chefs-d'oeuvre Volume II aux éditions Taschen. Texte de Rose-Marie & Rainer Hagen.
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    Message par Mara Jeu 7 Fév - 15:24

    Merci pour ces divers éléments concernant cette toile fabuleuse, qui, à l'endroit où elle est exposée à Orsay, ne permet que peu de distance, et est livrée aux reflets multiples et variés, ce qui est dommage.
    Elle est donc loin d'être aussi claire, et la repro que tu en donnes ici me ravit car enfin j'y distingue plus de détails, de personnages. A Orsay, hormis cette femme nue, et la toile face à elle, aucun détail ne ressort. Un petit décrassage ne serait peut-être pas de trop, cela dit, car je pense que la luminosité de la salle n'est pas responsable seule du pb.


    Dernière édition par le Jeu 7 Fév - 15:34, édité 1 fois


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    Message par Mara Jeu 7 Fév - 15:27

    Prométhée a écrit:
    «En 1848, il avait quatre vingt-trois ans », écrira plus tard l’artiste. « Comme il ne pouvait manger sans moi, un jour, en dînant, je lui dis : - répondit-il. » Courbet commentera alors : « Pour moi, ces paroles étaient si blessantes, car à quoi sert la vie si les enfants n’en font pas plus que leurs pères. »
    il manque un morceau de texte I think so... Wink


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    Message par Mara Jeu 7 Fév - 15:42

    Baudelaire a perdu tout espoir dans le progrès. Désormais, il raille les « bons français » qui s’imaginent que le progrès, c’est « la vapeur, l’électricité et l’éclairage au gaz, miracles inconnus des romains », et qui pensent que « ces découvertes témoignent pleinement de notre supériorité sur les anciens
    ». Il met aussi en garde contre l’espoir d’un progrès en art et dans le
    domaine social, même si l’on croit en discerner la trace dans le passé.
    « [i]Mais où est
    », écrit-il, « je vous prie, la garantie du progrès pour le lendemain ? » Courbet lui oppose la question : « A quoi sert la vie si les enfants n’obtiennent davantage que leurs pères ? » Les deux hommes n’ont visiblement plus grand-chose à se dire.

    Ces citations de Baudelaire sont extraites d’un articles écrit à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1855.
    Il s’y insurgeait contre l’optimisme béat qu’exhalait cette
    manifestation. Lui préférait célébrer les forces de destructions, de
    l’autodestruction, la fascination éprouvé e pour la beauté du mal et du
    néant : « Sous une lumière blafarde / Court, danse et se tord sans raison / La vie, impudente et criarde », écrit-il dans l’un des poèmes des « Fleurs du Mal », dont une première sélection parut la même année, en 1855.

    Concernant Baudelaire, dont je suis loin d'être une spécialiste, j'ajouterais que la façon dont il fustige le progrès dans les extraits que tu cites, ne l'empêche pas pour autant de peindre le monde qui l'entoure en évoquant notamment les marques que celui-ci laisse sur la cité et dans la vie des citadins, qui s'intègrent parfaitement dans le monde et les villes qu'il semble aimer malgré le fard dont il les recouvre comme pour mieux les oublier (en apparence car il les peint sans cesse : et le diable se mord la queue en une danse en forme de cercle vicieux Wink ). Par exemple, dans les "tableaux parisiens", une des sections des "Fleurs du Mal" :

    LXXXVI - Paysage

    Je veux, pour composer chastement
    mes églogues,
    Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
    Et, voisin des clochers écouter en rêvant
    Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
    Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
    Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde;
    Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
    Et les grands ciels qui font rêver d'éternité.
    II est doux, à travers
    les brumes, de voir naître
    L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre
    Les fleuves de charbon monter au firmament
    Et la lune verser son pâle enchantement.
    Je verrai les printemps, les étés, les automnes;
    Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
    Je fermerai partout portières et volets
    Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
    Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
    Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
    Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
    Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
    L'Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
    Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
    Car je serai plongé dans cette volupté
    D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
    De tirer un soleil de mon cœur, et de faire
    De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.

    LE SOLEIL
    Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
    Les persiennes, abri des secrètes luxures,
    Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
    Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
    Je vais m'exercer seul à ma fantasque escrime,
    Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
    Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
    Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.
    Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
    Éveille dans les champs les vers comme les roses;
    Il fait s'évaporer les soucis vers le ciel,
    Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
    C'est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
    Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
    Et commande aux moissons de croître et de mûrir
    Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir!
    Quand, ainsi qu'un poëte, il descend dans les villes,
    Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
    Et s'introduit en roi, sans bruit et sans valets,
    Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.

    Quant à sa fascination pour "la beauté du mal et du néant", il rejoint ici de nombreux poètes (dont Hugo, par exemple, dans plusieurs de ses préfaces) lassés de devoir réafffirmer sans cesse à quel point il n'est pas de beaux sujets, quand seulement doit être jugée la manière de les traiter, d'en rendre écho au sein d'un univers personnel, de les mettre en langage, ce qui est le propre du travail littéraire. D'où peut-être en partie une explication de cette propension à choquer. Et l'on rejoint ici la critique sur l'académisme, qui évalue un tableau à la beauté de ce qu'il représente, si je caricature.


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    Message par Prométhée Dim 10 Fév - 12:47

    Mara a écrit:
    Prométhée a écrit:
    «En 1848, il avait quatre vingt-trois ans », écrira plus tard l’artiste. « Comme il ne pouvait manger sans moi, un jour, en dînant, je lui dis : - répondit-il. » Courbet commentera alors : « Pour moi, ces paroles étaient si blessantes, car à quoi sert la vie si les enfants n’en font pas plus que leurs pères. »
    il manque un morceau de texte I think so... Wink

    «En 1848, il avait quatre vingt-trois ans », écrira plus tard l’artiste. « Comme il ne pouvait manger sans moi, un jour, en dînant, je lui dis : - répondit-il. » Courbet commentera alors : « Pour moi, ces paroles étaient si blessantes, car à quoi sert la vie si les enfants n’en font pas plus que leurs pères. »

    Merci de me l'avoir signalé.
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    Message par Prométhée Dim 10 Fév - 19:29

    Je trouve pour ma part, le texte dans son ensemble réducteur, et même s'il n'est pas conçu pour des spécialistes (que je ne suis absolument pas), mais pour le un large publique, je t'avourais avoir été géné à plusieurs reprises. Je te remercie pour les précisions apportées sur Baudelaire.

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